Macron, l’ami qui laisse insulter son ami chez lui

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Il est, indubitablement, de l’ordre du sacrilège dans le métier de journaliste que nous exerçons aujourd’hui en Algérie, du moins le peu de déontologie héritée de nos aînés, de mener campagne contre telle ou telle entité politique, que ce soit sur un quelconque ton direct ou subtil, soit-il. Ni de cibler un pays, telle une France et son Président novice qui sifflote Le Bel ami à nos oreilles.

Il me vient à l’esprit ce dicton chinois disant qu’un ami est une route, un ennemi est un mur.

Parlant de Guy de Maupassant est simplement une parabole de la morale que véhicule la trame de ce beau récit allant de la mondanité professée à la haute sphère française dans les réputées caves parisiennes où la poésie, l’art, l’élégance, les bons vins se mêlaient à la bêtise, à la ruse, à la prétention des gens de pouvoirs, aux combines pécuniaires entre les grandes instances des châtelains, d’avec l’absence totale de méritocratie, de justice, de démocratie…

Tout cela, pour dire que le sens d’une amitié aboutie entre deux pays, à l’image de l’Algérie et la France, liés par un tel sentiment d’amour-désamour ne se scelle pas dans une cave animée par le prince de St-Germain des Prés.

L’amitié est une synthèse de gestes forts. Des concessions concrètes. Des soutiens mutuels.

Il n’est certainement pas de mon ressort de s’ingérer dans les affaires des prérogatives des services des affaires étrangères des teneurs de toute relation avec les étrangers, spécialement la République française. Même le timing ne le permet pas du moment que les plaques tectoniques diplomatiques algériennes commencent à ne plus être satisfaites d’un ordre qui a causé beaucoup de pertes à l’Algérie à cause de la France. Non. Parler de ce sujet n’est pas le moment opportun.

Je voulais juste parler d’amitié.

Cette amitié que M. Macron chante à l’oreille de notre Président est très rigolote.

Depuis quand un ami laisse-t-il insulter son ami chez lui ? Je parle bien évidemment de Aboud Hichem, exilé en France.

Oui, diront les Ménard et autres faussaires au nom du droit de la liberté d’expression.

Insulter, en France, un droit au moment où en France on peut vivre la garde à vue pour avoir mal parlé à sa compagne…

Ok.

Que représente ce truand de Aboud Hichem pour la France ? Un ex-officier du renseignement algérien ? Que nenni ! Un ex- secrétaire particulier, un vaguemestre d’un officier supérieur, après avoir raté le métier de scribouillard au sein de la revue de l’Armée populaire algérienne. Pensez-vous, M. Macron, que l’armée du peuple algérien laisse dans la nature un agent de ses services qui aurait la moindre valeur qui porterait du tort au pays ? C’est rigolo ! ou peut-être le niveau réel de la nouvelle France qui se prépare à se livrer incontestablement à un dénaturé et chtarbé comme Zemmour.

Par conséquent, cet imbécile bonimenteur de Aboud est un cœur à prendre pour vous, que vous gardez, protégez pour une unique et seule raison : insulter notre cher Président, harasser les Algériens, jouer sur les nerfs et tenter de provoquer un délit qui ne viendra jamais.

De quoi vit ce Aboud pour avoir un studio clinquant neuf, des habits griffés que même les Français de souche n’y ont de droit que du regard ? Des 400 euros d’exilé?

Et puis connaissez-vous son histoire avec Karl Zéro et les informations que cette taupe de Aboud livrait à Jean-Baptiste Rivoire dans son émission sur Canal+ ?

Pour nuire à l’Algérie, vous misez,

M. Macron sur les mauvais poulains aussi bien Aboud, que Al Magharibiyya, que Amir Dz…

Dans mon édito d’hier, j’ai cité le président Boumediène. Il avait cette tactique d’avoir un Français ou deux dans son premier cercle. Aujourd’hui je vous cite seulement Paul Balta. Un gars talentueux. Un vrai chargé de Com au service du raîs. Il faisait un travail selon un rituel immuable : Une partition étudiée : l’entrée en scène avec le factuel, la description des «sourcés», puis la mise en perspective, «la contextualisation» selon l’agenda politique de Boumediène. Le prix de cette amitié :

Une sincère poignée de main, une boîte de cigares, et une caisse du cuvée Président tous les ans…

Jamais une jupe Lacoste tous les jours et des baves crasseuses qui n’atteindront jamais la colombe blanche : l’Algérie.

S. Méhalla

Crésus, 23/09/2021