La justice enquête sur la lobbiste du Maroc, Rachida Dati

Rachida Dati fait l’objet d’une enquête sur ses relations avec l’ancien dirigeant de Renault Carlos Ghosn, tombé en disgrâce. Selon une source proche de l’enquête, Rachida Dati a reçu 900 000 euros (1,06 million de dollars) d’honoraires d’avocat au cours de cette période.

L’enquête cherche à déterminer s’il s’agit uniquement d’un travail juridique ou si elle s’est livrée à des activités de lobbying, ce qui serait illégal pour les législateurs européens.

Depuis l’été 2019, la justice enquête sur des contrats conclus par la filiale néerlandaise de l’alliance Renault-Nissan, RNBV, avec Rachida Dati alors que Carlos Ghosn était encore PDG du groupe automobile.

Rachida, ancienne ministre était une proche amie de l’ex-président Nicolas Sarkozy, un autre lobbiste du Maroc et qui porte la responsabilité de l’instabilité qui frappe la région du Sahel depuis son agression et assassinat du leader libyen Moamar Kadhafi.

L’ancien président Nicolas Sarkozy doit répondre d’accusations de financement illicite pour sa candidature ratée à la réélection de 2012. Le 17 mai 2019, le Conseil constitutionnel a jugé qu’un procès pénal était justifié au motif qu’il concernait « le potentiel manquement à la probité de candidats ou d’élus. » Les procureurs affirment que Sarkozy a dépensé près de 43 millions d’euros (51 millions de dollars) pour sa somptueuse candidature à la réélection – soit près du double de la limite légale de 22,5 millions d’euros – en utilisant de fausses factures, et ont exigé qu’il réponde des accusations devant le tribunal.

La cour d’appel de Paris a reporté au 25 octobre sa décision sur le recours de l’ancien président de la République Nicolas Sarkozy contre son renvoi devant le tribunal correctionnel dans l’affaire des dérapages financiers de sa campagne présidentielle de 2012, dite « Bygmalion ».

« L’affaire a été plaidée le 16 mai, mais apparemment le tribunal a besoin d’un délai supplémentaire pour se prononcer », a noté l’avocat de l’ancien chef de l’Etat, Thierry Herzog,

Nicolas Sarkozy doit être jugé avec l’un de ses avocats et un ancien magistrat pour corruption active et trafic d’influence. « Il va (…) attendre sereinement le résultat de la requête en nullité. Il ne doute pas qu’une fois encore la vérité triomphera », indique le communiqué. Le tribunal a fixé une audience d’appel au 25 juin.

M. Sarkozy, 63 ans, qui a exercé le pouvoir de 2007 à 2012, a été informé par les enquêteurs, après deux jours d’interrogatoire en garde à vue le mercredi 21 mars, qu’il était formellement soupçonné de corruption passive, un délit passible d’une peine pouvant aller jusqu’à 10 ans de prison. En France, la « mise en examen » est une mesure que les enquêteurs judiciaires peuvent prendre s’ils ont des raisons sérieuses de soupçonner une infraction. Elle débouche souvent, mais pas toujours, sur un procès.

Le candidat à l’élection présidentielle française, François Fillon, a fait l’objet d’une enquête officielle à la suite d’allégations selon lesquelles il aurait fait payer sa femme et ses enfants des centaines de milliers d’euros pour des fonctions parlementaires qu’ils n’auraient jamais exercées.

L’ancien président français Nicolas Sarkozy a été placé en garde à vue pour être interrogé sur les allégations selon lesquelles il aurait reçu des fonds de campagne du défunt dirigeant libyen, le colonel Mouammar Kadhafi. M. Sarkozy a conclu d’importants accords commerciaux pour la France avec Kadhafi en Libye en 2007, lorsqu’il était président, mais il a ensuite placé la France en première ligne des frappes aériennes dirigées par l’OTAN contre les troupes de Kadhafi, qui ont aidé les combattants rebelles à renverser son régime en 2011. La « garde à vue » signifie qu’il peut être détenu et interrogé par la police pendant 48 heures au maximum. Il pourra ensuite comparaître devant un juge et être inculpé.

D’abord surnommé « Merkozy » par la presse française, ce surnom a gagné en popularité depuis l’automne. Il est d’autant plus répandu que les deux hommes élaborent des propositions visant à renforcer la discipline budgétaire à l’approche d’un sommet décisif pour la zone euro.

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