Algérie : Des actions fermes

Avec une Constitution amendée, une nouvelle législature parlementaire et un nouveau gouvernement, l’Algérie profonde est en droit d’avancer, de s’assumer et s’efforcer de ne pas être victime d’un ordre établi par d’autres et pour d’autres. Depuis l’avènement du Hirak authentique, le 22 février 2019, les segments du changement sont connus dans un pays où a sonné l’heure des bilans, la rectification des erreurs et les réajustements de la politique économique et sociale. C’est cette Algérie du second souffle qui doit emporter tous les suffrages, notamment à trancher le nœud gordien en optant pour l’analyse profonde des problèmes avec sérénité et lucidité. Il est vrai que les bilans du redressement du pays sont, malgré l’existence de difficultés sérieuses, voire même des adversités, positifs.

Sans complaisance non plus, pourquoi aurait-on quand, le premier des soucis est de fournir au peuple sinon des éléments de réponse, des solutions, du moins des bases de réflexion ? Le nouveau Premier ministre fraîchement désigné, Aïmene Benabderrahmane a donc pour mission première de réfléchir sur toutes les questions. A ce propos, on ne saurait écarter l’hypothèse que le fruit de cette réflexion servira à l’élaboration du Plan d’action du gouvernement à travers des mécanismes, des décisions et des actions importantes, voire décisives car la conjoncture actuelle que traverse le pays semble tout indiquée pour que soient prises de pareilles initiatives pertinentes afin de révéler un autre désir de clarification et l’aspiration de la population à une politique de certitude surtout que ces derniers mois ont été exceptionnels pour le monde comme pour l’Algérie, qui ont vécu des transformations inédites et une épidémie de coronavirus (Covid-19) jamais enregistrée.

Face à ces chocs, l’Algérie a subi un coup dur dans son processus de développement et a été confrontée à des choix décisifs, notamment que la grave épidémie de la Covid-19 survenue soudainement a menacé la vie et la santé humaine ainsi que l’économie nationale, frappant ainsi le bien-être social de la population. Malgré ces contraintes, l’évolution de l’échiquier national s’est accélérée. Un élan dynamique s’est créé pour une nouvelle vague de renouveau national et de transformation socio-économique.

Dans cette voie, la société algérienne est devenue plus consciente de la nécessité de bâtir une collectivité nationale d’avenir en faisant le choix de la solidarité, de la démocratie et dans leur sillage le rejet catégorique de la division et la confrontation.

Face à la résurgence de la politique du plus fort et de la mentalité de l’ingérence étrangère, l’extension des foyers et des conflits et à qui sont venus s’ajouter les pratiques anachroniques de la mondialisation, l’unilatéralisme et le protectionnisme, la région du Maghreb et du Sahel est entrée dans une situation turbulente aux conséquences graves et inquiétantes, l’Etat algérien s’est adapté à ces changements en mobilisant son énergie et ses ressources pour renouer avec la paix, la sécurité, renouer avec la croissance dans la finalité de l’édification intégrale d’une société d’aisance. Un pas géant vers le grand renouveau de la nation.

Face à ces défis, les épreuves appellent désormais des actions fermes. Il s’agit aussi de lutter contre certains  » virus politiciens  » qui osent entraver la marche vers la nouvelle Algérie et qu’on doit combattre avec fermeté et détermination car il s’agit en première ligne de défendre la stabilité et les intérêts du pays et du peuple.

Les intérêts fondamentaux de la nation sont donc à garder à l’esprit à tout moment. C’est dire que dans ces conditions, les pêcheurs en eau trouble osent rarement pêcher en source claire. En somme, on ne peut mettre fin aux rumeurs, à la propagande ou encore à la démagogie qu’en mettant fin à une certaine anarchie de l’arène politique. Le meilleur moyen d’y parvenir tient surtout à la capacité d’innover à l’audace de la politique du nouveau gouvernement d’opérer des choix décisifs.

B. C.

Le Maghreb, 12/07/2021

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