Algérie : L’urne de la réconciliation

La Libye de la réconciliation nationale et de la stabilité est une réalité indéniable. À la faveur des efforts internationaux et de l’engagement soutenu des pays voisins, représentés, à la conférence de Berlin, par l’Algérie et l’Égypte, elle s’affirme de plus en plus dans le gouvernement de transition transcendant les faux clivages et totalement tourné vers la mission centrale de sécurisation et de retour à l’ordre constitutionnel et institutionnel. Disons-le tout net, l’Algérie, opposée à toute forme d’ingérence et plaidant pour une solution politique, a vu tout juste, lorsque les faiseurs de chaos, emmenés par l’ultra-sioniste Bernard Henry Levy chassé en définitive manu militari, ont vu tout faux.

La «pire erreur», confessée par l’ancien Président Obama, dicte un recentrage amorcé par la nouvelle Amérique de Joe Biden sur les restes de la Libye martyre, les responsables du désastre rêvant d’une participation juteuse dans la reconstruction. Plus proche de la Libye, comme l’a souligné le vice-président du Conseil présidentiel, Abdullah El Lafi, l’Algérie de la réconciliation et de la démocratie a des atouts pour apporter une part active dans la consolidation de l’édifice institutionnel et la relance économique.

À la faveur d’un consensus national et mondial, la nouvelle Libye peut appréhender, avec plus de certitude, une ère de paix et de stabilité, confortée par l’arrêt des armes et la proclamation d’un cessez-le-feu durable. En une année, des progrès tangibles ont été réalisés, pour permettre, à travers le forum du dialogue national, le retour à la table de négociations et la préparation des conditions idoines de l’échéance électorale décisive fixée au 24 décembre.

À la veille de la tenue de la 2e conférence de Berlin, la réunion à Syrte du comité mixte militaire libyen des 5+5, en présence du représentant de la Mission d’appui des Nations unies pour la Libye (Manul), a été consacrée à l’examen des étapes franchies relatives, notamment, aux questions de déminage et de sécurité. Mais les exigences fixées par le comité militaire libyen portent sur le renforcement de l’institution militaire et le retrait des forces étrangères et les mercenaires constituent les priorités de Berlin 2, attaché à poser les fondements d’une Libye unie et prospère.

L’ouverture de la route Tripoli-Misrata-Syrte et le dégel des activités pétrolières sont les signes encourageants d’une réconciliation en marche, qui trouvera sa pleine consécration dans les urnes du choix populaire et la prise en charge du destin national par les Libyens, loin de toute forme d’ingérence.

EL MOUDJAHID

Etiquettes : Libye, réconciliation, Conférence de Berlin, MANUL,