L’extradition d’Ould Kaddour vers l’Algérie se précise

FRAPPÉ D’UNE ISTN ÉMIRATIE DEPUIS LE 20 MARS DERNIER : L’extradition d’Ould Kaddour vers l’Algérie se précise

Figurant sur la liste des 21 mandats d’arrêt internationaux lancés par le Pôle pénal économique et financier d’Alger, l’ancien patron de Sonatrach Abdelmoumen Ould Kaddour, est sur le point d’être extradé vers l’Algérie.

Arrêté le 20 mars à l’aéroport de Dubaï, comme point de transit le menant de Paris vers le sultanat d’Oman, Ould Kaddour, était libéré sous caution mais frappé par une Interdiction de sortie du territoire émirati. Mais, depuis, les autorités algériennes ont mené des négociations avec leurs homologues émiraties en vue d’aboutir à une extradition du mis en cause dans l’affaire de l’acquisition de la raffinerie d’Augusta en Italie. C’est ce qu’a révélé le quotidien El Watan, dans son édition de jeudi dernier.

Selon la même source, les Emirats arabes unis ont donné leur feu vert pour la remise de l’ancien P-dg de Sonatrach (mars 2021 – avril 2019) à la justice algérienne, étant en fuite vers la France depuis l’été 2019. En effet, rappelle d’ailleurs la même source, la coopération de la justice émiratie avec la justice algérienne s’est faite sur la base de la convention judiciaire ratifiée, le 23 octobre 2007, entre les deux pays.

Limogé à la tête de Sonatrach en avril 2019, Ould Kaddour, qui avait dû sentir le coup venir pour des faits de corruption qui pèsent sur lui depuis l’acquisition de la raffinerie d’Augusta à l’origine d’un grand bruit, avait « réussi » à quitter le territoire national pour se soustraire à la justice. Ainsi, la cavale d’Ould Kaddour, étant premier responsable du rachat de ce complexe de raffinage des hydrocarbures, vieux de 70 ans, et qui a couté au trésor de l’État au moins 700 millions de dollars, n’aura pas fait long feu.

Le 24 février 2021, depuis Hassi R’mel où il était en visite, le Premier ministre Djerad avait confirmé l’ouverture d’une enquête sur cette grossière affaire et dont le premier responsable était sous le coup d’un mandat d’arrêt lancé par le tribunal de Sidi M’hamed. Le 9 juin dernier, le Pôle pénal économique et financier a fait état de 21 mandats d’arrêt internationaux, lancés depuis septembre 2020 jusqu’à cette date, contre des personnes impliquées dans des affaires de corruption. Affaire à suivre …
Farid Guellil

Le Courrier d’Algérie, 19 juin 2021

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