Sahara Occidental : La Russie réaffirme sa position

Lors d’un point de presse, M.V. Zakharova, Porte-parole du Ministère russe des Affaires étrangères, a réffirmé jeudi la position de son pays au sujet de la reconnaissance par Donald Trump de la dénommée souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental. Voici la question posée par un journaliste et la réponse de Zakharova:

Q : L’année dernière, les États-Unis ont reconnu la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental. Comment Moscou évalue-t-elle ce fait à la lumière de la récente crise migratoire et des tentatives du Maroc de faire pression sur l’Espagne et l’Union européenne en menaçant d’un afflux de migrants ? Peut-on s’attendre à ce que la Russie reconnaisse de la même manière la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental ?

Réponse : Nous avons déjà commenté cette décision de l’administration américaine dans la période que vous avez mentionnée. Nous parlons de la déclaration du ministère russe des Affaires étrangères datée du 12 décembre 2020. Nous avons considéré la décision de l’administration américaine comme une atteinte à la base juridique internationale universellement reconnue pour le règlement du Sahara occidental, qui prévoit la détermination du statut final du territoire par un référendum sous les auspices de l’ONU. Je ne peux que réitérer cette approche. C’est pertinent.

Quant à la position officielle de la Russie sur ce problème de longue date, elle reste inchangée. Un règlement définitif et équitable n’est possible que par la mise en œuvre des résolutions pertinentes de l’Assemblée Générale et du Conseil de sécurité des Nations unies dans le cadre de procédures conformes aux principes et aux objectifs de la Charte des Nations unies. Nous pensons également que la reprise de pourparlers directs entre le Maroc et le Front Polisario, sous la médiation des Nations unies, contribuerait à débloquer le processus de paix. En outre, un nouvel Envoyé personnel du Secrétaire général pour le Sahara occidental, dont le poste est vacant depuis plus d’un an et demi, doit enfin être nommé. Ce processus doit être complété par la nomination d’un professionnel à ce poste.

Plus largement, nous sommes convaincus que les parties concernées sont capables de parvenir à des solutions qui sont dans l’intérêt de la sécurité régionale. L’élimination rapide de cette source de tension permettrait d’établir une coopération collective efficace pour lutter contre les défis et les menaces communes que représentent le terrorisme et la criminalité transfrontalière, lancer les processus d’intégration au Maghreb et relever les nombreux autres défis à l’ordre du jour.

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