L’Algérie, la France et les lobbies

Il se dit que la sphère médiatico-politique algéroise règle sa montre sur Paris. Un petit coup de froid en France et on entend l’éternuement à Alger. Cela est peut être vrai, mais l’inverse l’est également. Et pour cause, à l’approche de chaque rendez-vous électoral en Algérie, les milieux médiatico-politique parisiens frémissent. Eux aussi règlent leur montre sur Alger. Les articles publiés récemment dans des journaux de référence sont la preuve de l’intérêt souvent pas très objectif qu’ont ces milieux avec l’Algérie. Et pour cause, les plumes derrière lesquels se cachent des appétits politiques que le président de la République a identifié, dans son dernier entretien avec El Jazeera de lobbies anti-Algérie, se sont ligués pour dire tout le mal qu’ils pensaient de l’Etat algérien. Ils pointent «une dérive autoritaire» à la veille de chaque élection.

Les récentes sorties participent de cette volonté de noircir le tableau pour empêcher l’opinion française de voir l’Algérie telle qu’elle est réellement. C’est à dire une République qui s’assume et qui avance dans l’enracinement de la démocratie avec ses moyens et ses citoyens, sans aucune ingérence étrangère. Cela ne plait évidemment pas aux lobbyistes français qui s’acharnent sur l’Algérie, avec l’espoir de détruire ce qui se construit en dehors de leur zone d’influence.

En fait, ces campagnes médiatiques qui semblent avoir été montées pour soutenir un courrant politique acquis à la politique française en Algérie, est l’expression d’une panique qui annonce un échec certain du dernier épisode en date des nombreuses tentatives initié par les lobbies anti-algérien. Il reste que cette acharnement ne doit pas être une fatalité pour nous autres Algériens, pour la simple raison que les haineux sont très minoritaires dans la société française. Aussi, une réaction des opinions publiques s’impose et doit être forte. Algériens et Français peuvent écrire une nouvelle page d’histoire.

Les politiques des deux pays doivent trouver les mots justes pour avancer l’un vers l’autre, sous l’impulsion des deux peuples. En d’autres termes, il est très possible de réaliser un «petit miracle» historique au nez et à la barbe des partisans de la haine et de la division. En tout état de cause, tous les acteurs sincères de la scène agléro-française veulent en finir une bonne fois pour toute avec les manipulations stériles et dégager l’horizon politique, social et économique pour instaurer un nouveau modèle de partenariat, peut être pas parfait, mais qui lancerait les bases d’un avenir commun beaucoup moins conflictuel que le passé et le présent.
Par Nabil G.

Ouest Tribune, 10 juin 2021

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