Algérie : L’urne, seul arbitre

Les législatives anticipées du 12 juin représentent une autre étape importante dans le processus de parachèvement de l’édifice institutionnel du pays.

Le président de la République a garanti l’intégrité et la transparence du scrutin dans l’égalité des chances, consacrées par la Constitution du 1er novembre 2020 et la nouvelle loi organique relative au régime électoral qui a aboli des pratiques malsaines, le système des quotas, de la tête de liste presque institutionnalisée et l’intrusion de l’argent sale.
Un financement occulte qui a scandalisé l’opinion, suborné les consciences et quasiment rendu caducs des rendez-vous électoraux qui s’étaient singularisés par leur irrégularité. Convaincus aujourd’hui par une réhabilitation significative de l’acte de voter, responsables de partis politiques, candidats des listes indépendantes et analystes politiques réaffirment la nécessité d’accorder la primauté des urnes pour asseoir les bases de l’État de droit. Les électeurs ont l’occasion de consolider le changement escompté qui scellera définitivement le destin de l’ancien régime, avec l’avènement d’un système politique et institutionnel crédible, affranchi du carcan d’institutions non représentatives, fruit de deux décennies de présidentialisme outrancier, voire autocratique.

Plus que jamais, les citoyens vont peser de tout leur poids en assumant leur responsabilité et leur devoir à travers les élections, en vue de mettre l’Algérie à l’abri des dangers qui risquent de la menacer, de l’engager sur les sentiers aventureux de la déstabilisation, en portant atteinte à son unité nationale. Tout cela, dans un monde globalisé où les conflits d’intérêts géostratégiques, la reconquête d’espaces vitaux, l’expansionnisme tous azimuts ne sont pas une vue de l’esprit ni un épouvantail que l’on brandit. C’est là une vérité qu’il faut rappeler sans cesse.

Le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Ammar Belhimer, a affirmé, dans un entretien au quotidien Africa News, que l’échéance du 12 juin sera une des phases décisives dans le parcours d’édification de l’Algérie nouvelle.

La mission des futurs députés sera loin d’être une sinécure ou une simple formalité politique, au regard des nombreux défis qu’ils doivent honorer.

Le paysage politique n’a plus d’autre choix que de voir émerger une nouvelle génération d’hommes politiques, qui tirent leur légitimité non seulement des urnes, mais aussi de la confiance placée en eux par les citoyens.

Les futurs députés vont devoir redorer le blason d’une Assemblée populaire nationale qui soit en phase totale avec ses missions constitutionnelles, rétablir le contact avec les citoyens par un véritable travail de proximité, restaurer une confiance qui s’était beaucoup affaiblie pour des raisons que tout le monde connaît.

Le peuple est lassé de voir un hémicycle fréquemment déserté par des députés vivant déconnectés des réalités quotidiennes.

Il revendique des Assemblées élues qui sachent faire bouger les lignes, proposer des solutions efficaces aux problèmes, et non pas se contenter de discours creux.

EL MOUDJAHID, 01 mai 2021

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