Algérie/ Le renouveau politique et institutionnel (Edito du Moudjahid)

À quelques encablures du 12 juin, la tendance politique se dégage en faveur de la nouvelle Algérie de la légitimité populaire, aux antipodes de la rente politique et du diktat des partisans de la transition en alliés objectifs avec les extrémistes de tous bords éradiqués du paysage politique. Le chantage par la violence, légalement réprimée dans toutes ses manifestations, y compris à travers les atteintes au droit électoral, n’a aucune emprise sur la volonté consensuelle de privilégier le recours au choix populaire incontournable en socle des nouvelles institutions crédibles.

En course pour une représentation fondée sur le mérite, les 17.000 candidats répartis sur 1.843 listes constituent une majorité active en phase avec les valeurs démocratiques universellement admises et totalement convaincue de la nécessité d’un changement pacifique. Cette lame de fond caractérise la campagne électorale qui, à son quatrième jour, est marquée par un engagement en faveur d’une Algérie de tous les Algériens, unie et stable. Tel est le credo d’une campagne marquée du sceau du devoir d’unité et de la participation massive au scrutin revendiquée par les représentants de la classe politique, toutes tendances confondues, et les indépendants présents en force dans une compétition loyale et concurrentielle, comme l’a souligné le président de l’Autorité nationale indépendante des élections (Anie), Mohamed Charfi.

Toutes les conditions organisationnelles et réglementaires sont donc réunies pour amorcer l’ère du renouveau politique et institutionnel bannissant l’argent sale, le sectarisme et la fraude institutionnalisée en vecteur de l’autocratie et de la prédation. Voici donc venu le temps de la compétence et de l’implication de la jeunesse, longtemps vouées à la marginalisation et à la discrimination, pour enraciner la culture du mérite et de la performance, indispensable à l’heure des exigences du nouveau monde hautement concurrentiel et impitoyable pour les plus récalcitrants.

Dans un combat décisif, le choix de l’ouverture sur le vivier des jeunes cadres universitaires et de la société civile, intégrés dans les listes électorales des partis politiques, est plus qu’une simple gageure électorale. Car le renouveau est intimement lié à la bataille managériale et de la bonne gouvernance aux mains de la nouvelle génération des bâtisseurs de l’Algérie nouvelle.

El Moudjahid, 24 mai 2021

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