Quand la France détournait l’avion du FLN algérien

Le Halal et le Harem, vus par Paris

Il est devenu coutumier ; que la France officielle sort l’échiquier des droits de l’homme, et le droit international, lorsqu’il s’agit d’épingler un État ou régime opposé à sa politique néocolonialiste.

Aujourd’hui, Algérie54 se donnera le droit de faire une comparaison entre le « détournement « de l’avion de Rayan Air, du 23 mai 2021, transportant parmi ses passagers, un opposant biélorusse au régime de Minsk, et le détournement en plein ciel pat la France, des dirigeants du FLN, le 22 octobre 1956.

Le 22 octobre 1956, cinq chefs algériens du FLN prenaient un vol de Rabat au Maroc à destination de Tunis, via Palma de Majorque. Ils sont invités à participer à un sommet sur l’avenir du Maghreb organisé par l’ancien président tunisien Habib Bourguiba

Il s’agit d’Ahmed Ben Bella, de Hocine Aït Ahmed, de Mohammed Boudiaf, Mostefa Lacheraf et Mohammed Khider.

Il s’agissait, du premier piratage en plein ciel opéré par une puissance coloniale, et qui vient aujourd’hui fustiger, dénoncer et condamner le même acte du 23 mai 2021.

Un acte qui s’est reproduit en 2013, avec le détournement de l’avion du président bolivien Evo Morales, soupçonné d’avoir transporté dans son appareil Edward Snowden

Soupçonné d’avoir accueilli Snowden dans son avion, celui-ci se serait vu refuser l’accès aux espaces aériens français et portugais dans la soirée de mardi et a été obligé de se poser en Autriche !

« Le président a été forcé d’atterrir à Vienne», avait déclaré lors d’une conférence de presse le chef de la diplomatie bolivienne, ajoutant «qu’il y avait eu des rumeurs infondées sur la présence de M. Snowden dans l’avion, nous ne savons pas qui a inventé cet énorme mensonge».

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