Tchad: les détenus du FACT victimes d’un traitement inhumain

La Convention Tchadienne de Défense des Droits de l’homme (CTDDH ) se dit « profondément atterrée par les traitements inhumains dégradants et cruels » réservés à ces prisonniers par des militaires.

Des détenus appartenant à la rébellion du Front pour l’alternance et la concorde au Tchad (FACT) sont victimes de torture et de traitement inhumain a alerté, dimanche, La Convention Tchadienne de défense des droits de l’homme (CTDDH ).

La CTDDH s’exprimait dans un communiqué, affirmant qu’elle était « profondément atterrée par les traitements inhumains dégradants et cruels dont sont victimes les détenus du bagne de Klessoum en général et des opposants armés prisonniers de guerre en particulier ».

Selon cette organisation de défense des droits de l’homme, « les 496 détenus du Front pour l’Alternance et la Concorde au Tchad (FACT), faits prisonniers lors des récentes batailles au nord du pays, vivent dans des conditions infrahumaines », dans la maison d’arrêt de Klessoum, à N’Djamena.

«Certains ont succombé suite à ces tortures », a, pour sa part indiqué le FACT, dans un tweet, samedi.

« Mise au régime de la diète noire ; privation volontaire et drastique de nourriture et d’eau. Cette pratique a entraîné la mort de 27 d’entre eux évacués nuitamment des cellules par les gardiens à un rythme d’au moins 2 par jours », a accusé avec regret la CTDDH.

La Convention a aussi souligné que certains blessés qui ont été privés de soins, ont eu les plaies qui se sont « dangereusement infectées ».

La CTDDH et le FACT ont aussi relevé qu’ils n’avaient aucune nouvelle de « cinq responsables du FACT détenus dans des lieux secrets » depuis leur arrestation.

Vendredi, le ministre tchadien de la Défense et de la sécurité, Daoud Yaya, accompagné par le procureur de la République de N’Djamena, Yousouf Tom, se sont rendus à la prison de correction de Klessoum où sont détenus les prisonniers du FACT, pour, selon le membre du gouvernement, « apporter un démenti aux allégations sur les réseaux sociaux » annonçant des décès et des traitements inhumains réservés aux prisonniers du FACT.

Le ministre de la Défense a souligné que « de fausses informations » faisant écho de l’élimination spontanée des éléments du FACT par les militaires tchadiens et partagées sur la toile n’étaient pas justes.

Selon lui, « l’armée tchadienne a toujours respecté le statut d’un prisonnier de guerre. Ces prisonniers comme vous les voyez sont nourris et soignés dans les hôpitaux militaires et civiles. Donc, les dénigrement de l’armée tchadienne ne sont pas à leur place ».

Le FACT avait mené une offensive, dans le nord du Tchad, le jour même de l’élection présidentielle le 11 avril dernier. Cette incursion a été repoussée d’abord par l’aviation tchadienne ensuite par une intervention de l’armée de terre.

AA

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