Podemos appelle à l’autodétermination du Sahara en pleine crise migratoire avec le Maroc, qu’il accuse de « chantage »

Il a également fait appel à la nécessité de « corriger les déficiences » de la politique migratoire « inutile » de l’UE.
Le gouvernement propose de transférer les mineurs vers la péninsule pour pallier l’effondrement des centres de détention.

Laya défend l’engagement humanitaire avec le leader du Polisario et affirme que l’Espagne ne l’a pas compris comme une « agression ».

L’eurodéputée et secrétaire internationale de Podemos, Idoia Villlanueva, a réaffirmé la position de son parti en faveur de l’autodétermination du peuple sahraoui, telle que définie par le droit international, et a défendu le fait de ne pas céder au « chantage » du Maroc, qu’elle a accusé de générer la crise migratoire à Ceuta pour faire « pression » et provoquer des « tensions » en Espagne.

Il a également demandé un changement de cap dans la politique migratoire de l’UE afin de « ne pas permettre au Maroc et à l’extrême droite lâche et servile » d’utiliser des personnes « pour faire du chantage et diffuser un discours de haine ». Il a ainsi demandé de « mettre fin aux accords migratoires qui sont la honte de l’Europe ».

Dans des déclarations publiées sur les réseaux sociaux, le leader de la formation mauve a souligné que nous assistons à un « nouvel épisode » dans la « politique de tentative de chantage du Maroc à l’Espagne », peut-être le « plus grave » dans la « crise » qui dure depuis un certain temps dans les relations de voisinage entre les deux pays.

M. Villanueva a critiqué la décision du Maroc d’utiliser « des personnes et des familles en situation d’extrême vulnérabilité », ses propres citoyens, pour « exercer des pressions » et « générer des tensions politiques ».

Surtout après que l’Espagne ait accueilli le leader sahraoui Brahim Ghali pour faire face à un grave cas de Covid-19, ainsi qu’à une augmentation des « aspirations expansionnistes » au Sahara occidental et aux « précieuses » ressources halieutiques et minérales, tant sahraouies que canariennes.

Par conséquent, M. Villanueva a souligné qu’il faut être « clair » et que l’Espagne doit défendre sa souveraineté, ce qui implique de « ne pas céder au chantage » que le Maroc tente d’exercer « au prix de la vie et des droits fondamentaux » de nombreuses personnes, ainsi que d’exiger le respect « strict » du droit international.

Elle appelle à une position commune de l’UE

Le leader de Podemos a également mentionné que « l’ingérence » du Maroc, qui a également eu un conflit avec l’Allemagne, « renforce la nécessité d’une position commune » au sein de l’Union européenne, qui devrait également être présente dans les discussions avec le Maroc et la société civile.

Il est temps de s’occuper des migrants avec toutes les garanties.

Face à la crise humanitaire, M. Villanueva a déclaré qu’il était maintenant « temps de s’occuper » de tous les migrants, y compris de nombreux enfants, avec des « garanties » et le respect des droits de l’homme.

Au niveau communautaire, il a appelé à la nécessité de « corriger les déficiences » de la politique migratoire de l’UE, qui s’est révélée « erratique » et « inutile ». Il a ainsi appelé à aller « à la racine » des conflits et des causes qui conduisent à la migration « forcée », ce qui permet d’éviter les « crises humanitaires » telles que celle vécue à Ceuta.

Enfin, il a demandé de nouveaux instruments dans la politique étrangère de l’UE, avec une répartition « plus équitable » des responsabilités entre les États membres et un « changement de direction » dans la stratégie déployée jusqu’à présent. Cela « ne signifie pas », selon lui, « plus de Frontex » (l’Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes), mais plutôt le déploiement de plus de ressources pour des politiques d’asile « efficaces » et respectueuses des droits de l’homme.

20 Minutos, 19 mai 2021

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