Algérie: Renouveau économique

Le nouveau défi est déterminant. Longtemps confinées dans un enfermement hermétique, les frontières terrestres et aériennes vont ouvrir partiellement, pour accueillir, dès le 1er juin, les ressortissants algériens et étrangers soumis, à juste titre, à des conditions de contrôle draconiennes. Cette décision phare, prise en Conseil des ministres présidé par le président de la République Abdelmadjid Tebboune, est perçue comme une véritable bouffée d’oxygène. Elle reflète les avancées réalisées dans la lutte efficace contre la pandémie, en net reflux dans l’un des pays les plus sûrs du monde.

En soi, la démarche efficiente et progressive qui a porté ses fruits doit s’accompagner d’une vigilance de tous les instants, perceptible dans une batterie de mesures prévues pour parer à toute éventualité. Cette nouvelle étape permet donc une évaluation précise de la situation épidémiologique, à l’heure de la propagation des variants anglais, sud-africain, nigérian et indien. Elle consolide fondamentalement la quête de la relance économique aux potentialités humaines, matérielles et financières avérées.

Les ressources de l’Algérie, dont les richesses du sous-sol, permettent une exploitation judicieuse au service de la nouvelle économie diversifiée et exportatrice, fondée sur la connaissance et le savoir, et portée par la transition énergétique prometteuse. En leader mondial incontesté, l’Algérie a le devoir de promouvoir l’économie verte, à la faveur du développement de l’énergie solaire et du développement des capacités d’hydrogène.

À cet effet, le président de la République a appelé à la réalisation, dès cette année, de 1.000 mégawatts en énergie solaire, si profitables aux zones d’ombre, aux régions enclavées et au Sud. Les atouts d’un marché performant et juteux sont indéniables. Les bases de la relance sont à portée d’une exploitation effective de la mine de phosphate de Gara Djebilet et de Bled El-Hedba, ainsi que dans le gisement de zinc et de plomb d’Oued Amizour, qu’il s’agit de mettre en œuvre sans tarder. Dans la nouvelle économique bannissant toute forme de corruption, les fonds et les biens confisqués seront régis par un fonds spécial.

À cela s’ajoutent le développement de la finance islamique et l’intégration du marché parallèle, ce qui constitue une option incontournable privilégiée par le président de la République, acquis à la protection de l’économie nationale, à la lutte contre les situations de monopole dans la distribution et l’approvisionnement du marché national, et à l’éradication du phénomène pernicieux de la location des containers à coût très élevé. La Zlecaf ne peut être réduite seulement aux affaires de troc, et l’Algérie prône la multiplication des échanges commerciaux en socle d’un partenariat durable.
El Moudjahid, 18 mai 2021

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