Algérie/ Un énorme devoir de patriotisme et de responsabilité

Par B. Chellali

A l’ordre du jour de l’actualité nationale, enjeux politiques de la plus haute importance, le front social est, aujourd’hui, le terrain de violentes et de sourdes luttes politiciennes. Les contradictions amorcées de certains mouvements de protestation et revendications sociales et socioprofessionnelles sont le témoin d’une grave manipulation de la part d’éléments subversifs incitant à la pollution du climat social, voire à l’arrêt des activités économiques et administratives à la veille d’un important rendez-vous politique en l’occurrence les élections législatives du 12 juin prochain. Ces actions sont visibles et se reflètent au quotidien. Elles transpirent aussi dans le camp d’une certaine opposition sous couvert de lettre d’opinions mais à dessein.

Encore une fois, des gestionnaires politiques de la propagande et de la manipulation. Les pouvoirs publics ont le droit de savoir, le droit d’intervenir et surtout d’exiger, à juste raison le respect de la Loi et des textes de la part de tout le monde, y compris du monde du travail, une information complète et régulière sur les revendications légitimes de chaque secteur économique et administratif afin de prendre les mesures nécessaires et satisfaire les doléances réalistes.

Dans cet esprit, le Premier ministre, M. Abdelaziz Djerad, a assuré dimanche que le gouvernement comptait poursuivre sa démarche visant à asseoir les bases de la concertation et du dialogue social avec les différents partenaires sociaux pour régler les conflits professionnels. Présidant l’ouverture des travaux d’une journée d’études sur  » L’éthique dans l’administration et l’entreprise « , M. Djerad a précisé, dans une allocution, que le gouvernement était déterminé à poursuivre sa démarche visant à asseoir les bases de la concertation, en associant les agents publics dans la gestion de leurs parcours professionnels, à trouver les meilleurs cadres de dialogue social avec les différents partenaires pour régler les conflits professionnels, et à aplanir les difficultés qui entravent le bon fonctionnement et le développement du service public en vue de renforcer la paix sociale et de réaliser la croissance économique. C’est dire que le dialogue social prôné par le Premier ministre ne doit plus être la chasse gardée de la sphère politicienne mais un processus auquel tout le monde est appelé à adhérer car il peut engager le pays dans la modernité, la démocratie et ses capacités réelles de riposte à un encerclement social largement dominé par certaines parties opposées à la quiétude sociale du pays.

En effet, au même moment, au lieu de travailler, par patriotisme, pour le redressement du pays, pour laisser un héritage mis à jour pour les générations présentes et futures, des clans et des forces politiques  » mijotent  » des camisoles (qui ne tiendront pas) pour brider dialogue et concertation et s’activent avec l’instinct de conservation, pour leur reproduction. Quitte à redire une évidence, qui à répéter à l’envi, le dialogue à la fois social et politique sont pour l’Algérie nouvelle maintenant des fondements et des fondations surdéterminants pour que le pays s’engage enfin de façon irréversible dans le processus démocratique. Ce dernier initié par une Constitution amendée qui ose faire basculer tous les schémas et visions conditionnés par le régime défunt vers une ère nouvelle tous azimuts.

Le pays passera son test décisif avec justement l’avenir à la faveur des prochaines élections législatives. L’espoir de reconstruire un Etat de droit est à présent une réalité, la réflexion et surtout de faire appel au peuple. Le dialogue et la concertation n’échapperont pas à cette loi : la démocratie et l’expression libre seront partout pour instaurer le bon sens, l’attente criante des Algériens et des Algériennes, l’urgence des résultats concrets l’impose à tous. Il s’agit de la préservation des intérêts supérieurs de la Nation par des hommes et des femmes intègres, de bonne foi, de bonne volonté associés pour un projet qui puisse assurer le bon fonctionnement de la vie politique, de la vie sociale, la relance économique. Une somme de préalables permettant au peuple d’aspirer à une vie sereine, plus heureuse, plus prospère. Pour s’y faire il est impératif de mettre en relief des liens authentiques, sincères au sein de la société, avec des valeurs spécifiques afin que chacun et tous puissent tous ensemble b‚tir ce projet ambitieux pour un changement radical, une rénovation des mentalités et d’adopter des meilleures attitudes, pour trouver des solutions aux difficultés quotidiennes et proposer à travers un dialogue franc et sincère des approches originales et efficaces pour le bien-être de la société tout entière.

Le Maghreb, 11 mai 2021

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