Arrivée du Maroc par mariage fictif, elle se retrouve forcée à se prostituer

Une Marocaine en Sardaigne après son mariage, mais contrainte de se prostituer sur l’île

Le procès d’une organisation spécialisée dans les mariages fictifs entre des citoyens italiens et des jeunes femmes étrangères, qui sont ensuite contraintes de se prostituer à Siniscola et dans l’arrière-pays, s’est ouvert aujourd’hui devant le juge monocratique du tribunal de Nuoro.

Les avocats qui défendent deux des trois prévenus – Fatima Haimer, 66 ans, Marocaine installée à Baronia depuis des années, et Abderrazzak Fliga, 35 ans, compatriote – ont immédiatement soulevé une question préjudicielle en demandant une expertise psychiatrique pour leurs clients afin de s’assurer de leur capacité de compréhension et de décision non seulement au moment des faits mais aussi à l’heure actuelle.

Le juge a accédé à cette demande et a décidé de nommer la psychiatre Alessandra Nivoli, qui recevra officiellement sa mission lors de la prochaine audience prévue le 27 avril. Est également jugée une Marocaine de 25 ans, nièce de Fatima Haimer. Selon l’accusation, la jeune fille a été mariée au Maroc à un Sarde de Siniscola avec la complicité de sa tante, qui vivait et vit toujours en Sardaigne : un mariage fictif pour faciliter l’entrée de la jeune fille en Italie et la lancer dans la prostitution.

La jeune fille, en effet, une fois en Sardaigne, n’aurait jamais vécu avec l’homme marié au Maroc, mais elle aurait été forcée par Fatima Haimer et Abderrazzak Fliga à avoir des relations sexuelles pour de l’argent avec des personnes âgées. Dans un cas, elle aurait profité d’un homme atteint d’une infirmité et l’aurait escroqué. D’où l’accusation de contournement d’une personne incapable et de fraude.

Sardiniapost, 6 avr 2021

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