Algérie : Un acquis stratégique

L’enracinement de la culture de l’État et de la démocratie, dans son acception la plus large, nécessite un canal de communication moderne extrêmement performant. Les rapports qu’entretiennent les Algériens avec leurs institutions élues ont besoin d’être consolidés et revivifiés, tant ils étaient réduits à la portion la plus congrue par les anciennes pratiques.

Les citoyens avaient le sentiment de n’être plus concernés par la vie politique et institutionnelle.

Parlementaires, acteurs de terrain, intellectuels ou représentants du mouvement associatif, partis politiques vont bénéficier d’un espace d’expression télévisuel d’envergure, avec le lancement imminent de la chaîne parlementaire algérienne. C’est un pas important qui renforce la volonté du Président Tebboune dans la restauration d’une pleine crédibilité des institutions nationales. C’est également le fruit des efforts déployés en direction d’une entreprise de diversification fiable de la communication.

Les séances de l’Assemblée populaire nationale et du Conseil de la nation seront retransmises en direct ou en différé, des magazines politiques, des journaux et bulletins d’information, des reportages et des enquêtes sur le terrain, les évènements politiques nationaux et étrangers vont certainement constituer l’essentiel des programmes que va diffuser cette chaîne thématique, appelée à étoffer un paysage médiatique en phase avec les attentes des Algériens. Une convention tripartite a été signée par le ministère de la Communication et le Parlement, dans le but de la faire connaître et définir les mécanismes d’une coopération commune. Le chef de l’État avait ordonné la mise en place de cette chaîne TV, en confiant la tâche au ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Ammar Belhimer.

Ce projet constitue l’axe du 5e chantier du plan d’action du ministère, dont la finalité est de poser les fondements de la communication institutionnelle et des structures de veille informationnelle pertinente visant la coordination et la complémentarité entre le ministère et le Parlement.

L’acquis est de taille, compte tenu des mutations que connaît le pays. La chaîne devra combler un important déficit d’information au sujet du fonctionnement des institutions de la République, de leurs missions, et surtout le renforcement de la relation électeurs-élus, mise à mal par les anciennes pratiques. La médiatisation des activités parlementaires a montré ses insuffisances. Elle n’a pas pu capter suffisamment l’intérêt du citoyen, pourtant concerné au plus haut point par ce qui se passe dans le pays.

La vie parlementaire et politique en général a besoin d’une redynamisation si l’on veut obtenir l’impact escompté et concrétiser le principe fondamental du service public. Ammar Belhimer, lors de la journée parlementaire consacrée à la chaîne TV parlementaire, en tant que passerelle entre le peuple et ses représentants, a affirmé qu’une telle chaîne est un plus qualitatif et quantitatif dans un environnement médiatique pluraliste. Il reflète l’intérêt accordé par le président de la République à la consécration du droit à l’information et à insuffler à la promotion de la performance des médias un élan notable.

El Moudjahid, 6 avr 2021

Etiquettes : Algérie, culture de l’État, démocratie, communication, vie politique; vie institutionnelle, partis politiques, chaîne parlementaire,
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