Algérie-Maroc : L’oasis de la discorde

L’Algérie les a empêchés d’utiliser leur propriété … Les habitants de Vivi protestent et demandent des solutions aux autorités

La crise dans la région d’Al-Arja continue de jeter son ombre sur la ville de Figuig; Aujourd’hui, jeudi, les habitants de la ville ont défilé lors d’un rassemblement de masse, pour protester contre la décision des autorités algériennes de ne pas permettre aux agriculteurs de la région d’Al-Arja d’exploiter leur propriété.

Il y a une forte colère parmi les habitants de Figuig, et les agriculteurs de la région d’Arja dans le palais d’Ouled Soliman, près de la frontière maroco-algérienne, face à la décision des autorités algériennes de ne pas leur permettre, il y a des semaines, de passer pour exploiter leur propriété.

Les agriculteurs de la région d’Al-Arja ont confirmé que leurs terres en avaient hérité de leurs ancêtres, et la division incluse dans l’accord de 1972 ne mentionnait pas Wadi Al-Arjah.

Hommes, femmes et enfants ont également participé au stand susmentionné, scandant des slogans dénonçant la décision des autorités algériennes de ne pas leur permettre d’exploiter leur propriété, appelant les autorités marocaines à communiquer avec les agriculteurs et à trouver des solutions radicales à leurs souffrances.

Il y a quelques semaines, le gouverneur de la région de Figuig a tenu une réunion avec un certain nombre d’exploitants de terres agricoles dans la zone appelée Al-Arja, en présence du député des terres du groupe dynastique, « Fils de Salomon », et d’un groupe des parlementaires.

La réunion précitée a été consacrée à l’examen des évolutions liées à la situation des terres agricoles, situées dans la partie nord de la vallée «Al-Arja» à la frontière maroco-algérienne, suite à la prise par les autorités algériennes d’une décision provisoire et circonstancielle d’empêcher accès à cet espace, à partir du 18 mars.

Le gouverneur de la région de Figuig a indiqué que la réunion susmentionnée était consacrée à l’étude des solutions possibles pour atténuer les répercussions de la décision algérienne sur les exploitants de ces terres agricoles.

Face au silence du gouvernement, certaines parties ont exprimé leurs regrets pour ce que l’Algérie avait fait, qualifiant sa décision de « démarche provocatrice ».

Source : Lcollect.fr, 2 avr 2021

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