Politique de voisinage méridional de l’UE: le Maghreb et la candidature européenne pour l’Afrique

«L’Algérie, le Maroc et la Tunisie sont des pays géographiquement stratégiques pour l’Europe et il est essentiel de continuer à travailler en étroite collaboration avec eux», écrit Adriana Maldonado López, membre de la Délégation du Parlement européen pour les relations avec les pays du Maghreb (DMAG). Dans un commentaire récemment publié dans The Parliament Magazine, elle discute de la politique de voisinage méridional de l’UE qui est essentielle pour renforcer et maintenir les relations entre le bloc et les pays du Maghreb. «Ce type de politique est essentiel pour assurer à ces pays la stabilité dans les secteurs économique, social, de la santé, du travail et de la sécurité, pour n’en citer que quelques-uns», écrit-elle.

Dans les différentes Délégations du Parlement européen, comme la Délégation du Maghreb, nous travaillons à la promotion des valeurs fondamentales et démocratiques de l’UE dans d’autres régions, dans le but d’accroître leur prospérité et de mettre l’accent sur les trois piliers que nous considérons fondamentaux: économique, sociale et le rôle des femmes. Les initiatives de collaboration dans des secteurs tels que l’énergie sont particulièrement remarquables et sont sans aucun doute alignées sur les priorités du Green Deal de la Commission européenne. Selon les données du programme EU Neighbours, les citoyens algériens, marocains et tunisiens considèrent que leur pays entretient des relations positives avec l’Union européenne.

Dans le cas de l’Algérie, 45% des personnes interrogées déclarent qu’il existe un bon cadre de coopération entre l’UE et leur pays, en particulier dans le domaine du commerce et de la santé, mais elles souhaiteraient voir des niveaux d’aide plus élevés. Les Tunisiens ont une image très positive de l’UE et considèrent le secteur du tourisme, le développement économique et le commerce comme des secteurs stratégiques pour cette collaboration. La mission d’observation électorale qui a été réalisée en 2019 pour les élections présidentielles (avec un rapport d’évaluation satisfaisant) est un symbole de l’intérêt des institutions européennes pour ce pays. Le Maroc est le plus performant en termes de perception des relations avec l’UE, 71% des citoyens considérant l’influence de l’Union sur le développement de leur pays comme positive.

Il convient également de mentionner l’assistance spéciale que les institutions de l’UE ont fournie à ces pays pendant la pandémie COVID-19. Cela vise à soutenir le secteur de la santé et à réduire les conséquences socio-économiques négatives que la pandémie a pu causer dans différents domaines tels que l’éducation, l’industrie, l’aide aux PME et la protection sociale, entre autres. Par exemple, l’UE a promis 450 millions d’euros au Maroc à cet égard. En Tunisie, plusieurs programmes ont été mis en place, dont l’un vise à fournir une plus grande assistance aux migrants avec 9,3 M € et un autre à 5 M € pour permettre la mobilité des jeunes professionnels et des travailleurs saisonniers. Ces deux groupes sociaux sont considérés comme les plus susceptibles d’être affectés par les conséquences négatives de la pandémie.

Source : EU Bulletin, 23 fév 2021 (traduit de l’nglais)

Tags : Maroc, Algérie, Tunisie, Union Européenne, Afrique, politique de voisinage,

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