Maroc : El Hammouchi, le roi des « caméras cachées »

A la tête des services de sécurité et de renseignements marocains : Abdellatif Hammouchi est un vulgaire maître chanteur !

Les méthodes du Makhzen pour faire marcher au pas route la société marocaine, et y étouffer toutes les voix dissonantes, sont carrément assimilables à ceux de la mafia du milieu du siècle passé.

Ce que l’on subodorait, à l’appui d’un faisceau de témoignages et d’éléments d’informations, est en effet confirmé par le journal français « L’Express « dans un article daté de ce jeudi.

Ce média, que l’on ne peut raisonnablement accuser d’être hostile à Rabat, apporte en effet des témoignages et des faits absolument accablants pour le régime marocain. Au banc des accusés, on retrouve le sieur Abdellatif Hammouchi, chef des services de sécurité et de renseignements marocains. Or, il s’agit d’un homme réputé très proche du roi Mohamed VI.

Il s’agit carrément d’un intime de ce dernier et de sa proche famille. Le roi, dès lors, assume la pleine responsabilité juridique, politique et médiatique de son petit protégé, en train de jouer à l’espion de pacotille. Mais, venons-en aux faits.

Le journal en question, qui fait état du désespoir qui a fini par gagner le peuple marocain, après son mémorable soulèvement de 2011 et les fausses promesses qui en avaient résulté de la part du régime de Rabat, commence par donner la parole à un activiste marocain des droits de l’Homme, présent en 2011 parmi les dizaines de milliers de manifestants du Rif. Il s’agit d’un certain Mustapha Ramid.

Ce dernier a eu la désagréable surprise que ses proches et contacts sur Whatsap avaient tous été destinataires de vidéos intimes le mettant en scène. « En 2020, son entourage a reçu par Whatsapp une vidéo de ses ébats sexuels en privé. Selon lui, «l’angle de prise de vue montre que deux petites caméras ont été installées dans le climatiseur de (sa) chambre», chez lui. C’est ce que raconte ce journal français. Y a pas photo en somme ! ou plutôt, y a au moins… vidéo des barbouzes du sieur Hammouchi se son introduits au domicile pour y dissimuler subrepticement des caméras.

Difficile d’être plus vils, ni plus bas que cela ! le pire, c’est loin d’être un cas isolé. Il s’agit, en effet, d’une méthode priée chez Mohamed VI et ses chiens de gard. L’an dernier aussi, plusieurs pétitions de la société civile avaient dénoncé le «lynchage public» des «médias réactionnaires de diffamation» et les «accusations sexuelles» visant les contestataires.

Le parti islamiste PJD, porté à la tête du gouvernement par les élections de 2011, a lui-même condamné fin janvier dans un communiqué les campagnes de diffamation ciblant des personnalités publiques et des militants «, écrit encore ce journal français.

D’ailleurs, Mohamed Ziane, 77 ans, ex-ministre des droits de l’homme (1995-96) devenu critique du régime, fait partie des cibles: une chaîne locale sur internet a diffusé en novembre des images compromettantes filmées par une caméra dissimulée dans une chambre d’hôtel, en présentant la scène comme un «rendez-vous» de celui qui était alors avocat avec une cliente mariée.

Cette gravissime affaire, dont nous avions également fait état précédemment, concerne l’ancienne officier de police Whiba Kenchiche, également menacée de mort, ainsi que sa famille, parce qu’elle avait osé dénoncer le harcèlement sexuel dont elle avait été la victime de la part de l’un des hommes de Hammouchi, lui-même officier supérieur de son Etat. Et dans tous ses états surtout…

Kamel Zaidi

La Patrie News, 18 fév 2021

Tags : Maroc, Abdellatif El Hammouchi, chantage sexuel, services secrets,

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


Résoudre : *
8 × 13 =