Human Rights Watch : Le Maroc adopte le modus operandi sioniste

HRW LE DÉZINGUE À NOUVEAU SUR LA QUESTION DES DROITS DE L’HOMME : Le Maroc adopte le modus operandi sioniste

Après avoir été tout récemment épinglé sur son traitement violent qu’il a réservé aux Sahraouis, le Maroc est à nouveau chargé par Human Rights Watch.

Cette fois-ci, l’ONG le cible sur ses méthodes opérationnelles, lorsqu’il réprime les Sahraouis et occupe illégalement leur territoire. Se croyant ainsi sous l’abri des Sionistes, avec lesquels il a conclu un deal, le Maroc subit, désormais, le retour du boomerang. Ainsi, a déclaré le directeur exécutif de HRW, Kenneth Roth, le Maroc applique les « mêmes méthodes » utilisées par l’occupant israélien contre les Palestiniens pour tenter de « consolider » son occupation du Sahara occidental. Kenneth Roth a souligné, jeudi, sur son compte Twitter que « le traitement réservé » par le Maroc au peuple sahraoui dans les territoires occupés du Sahara occidental est « en quelque sorte le même traitement réservé par Israël aux Palestiniens ». Il a expliqué qu’ « au fil des ans, le Maroc a utilisé des subventions et des exonérations fiscales pour convaincre des milliers de marocains de s’installer » dans les villes sahraouies occupées dans une tentative de « consolider son contrôle ».

Revenant à l’annonce faite le 10 décembre par le président américain sortant, Donald Trump, sur sa reconnaissance de la prétendue souveraineté marocaine sur le Sahara occidental, en contrepartie de la normalisation entre le régime marocain et l’entité sioniste, Kenneth Roth a réitéré que cette décision « ne change pas le statut du Sahara occidental en tant que territoire sous le colonialisme ».

Récemment, HRW avait vivement dénoncé la répression des militants sahraouis par les forces d’occupation marocaines dans les villes sahraouies occupées, relevant le caractère « brutal et illégal des méthodes du régime marocain ». L’ONG avait dénoncé, dans un communiqué, la répression par les autorités marocaines de toutes les manifestations de soutien à l’autodétermination sahraouie, soumettent les militants sahraouis à des « violences, dans la rue ou en garde à vue, les emprisonnent, les condamnent au terme de procès entachés d’irrégularités ou d’actes de torture, entravent leur liberté de déplacement, et les font suivre ouvertement ». HRW dont le siège est à Washington, avait en outre souligné que ces pratiques ont été à nouveau signalées suite à l’agression marocaine contre des manifestants sahraouis pacifiques le 13 novembre dernier à El-Guerguerat.

Le militant Maâti Monjib subit les pires supplices du Makhzen

D’un autre côté un comité des droits de l’Homme établi à Rabat a appelé à la libération immédiate de l’historien et militant marocain des droits de l’Homme, Maâti Monjib, dénonçant, par la même occasion, les mesures arbitraires qu’il a subies. Cette arrestation constitue « une violation flagrante de ses droits fondamentaux », a fait savoir le comité solidaire avec Maâti Monjib et six de ses camarades, qualifiant « les mesures dont il a fait l’objet de coercitives et entachées de nullité ». Et d’ajouter : « Monjib a prouvé sa présence sur le terrain concernant l’ensemble des affaires ayant trait aux droits de l’Homme, à leur tête l’affaire des prisonniers du Rif et de l’incarcération d’un groupe de journalistes. Il a été contraint à mener une grève de la faim pour obtenir ses droits civils et faire face au harcèlement dont il est victime », appelant « l’ensemble des mouvements des droits de l’Homme et les forces vives du Maroc à lutter contre les politiques répressives recrudescentes et défendre la liberté d’expression ».

Accusé d’atteinte à la sûreté de l’État, l’activiste avait été traduit en justice en 2015, avec ses six camarades, dans le cadre d’un procès qui a vu l’organisation de plus de 20 séances à ce jour, maintes fois reportées sans motif valable, a tenu à rappeler la Commission. Le même organisme a fait état de la poursuite « des campagnes diffamatoires violentes par des organes de presse soutenus par l’État, dont certains gérés par un ancien haut responsable au ministère de l’Intérieur ».
M. Bendib

Le Courrier d’Algérie, 3 jan 2021

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