Sous « pression », les Américains ont changé de ton au sujet du Sahara occidental

Reconnu par l’ONU et les juridictions internationales, le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui a tout simplement été bafoué par Donald Trump. Le président américain, sortant, a cru, que les Sahraouis, allaient se résilier à se mensonge alors que c’est tout le contraire qui s’est produit.

Les voix dénonçant, la reconnaissance de l’administration Trump, de la prétendue souveraineté du Maroc sur les Sahara Occidental, fusent de toute part, y compris, des personnalités, diplomates et sénateurs américains.

« Trump a tort d’abandonner trente ans de politique américaine sur le Sahara occidental juste pour remporter une victoire rapide en politique étrangère », déplorait dernièrement L’ancien conseiller à la sécurité nationale des Etats Unis, John Bolton.

Le sénateur d’Oklahoma, James Inhofe, également président de la Commission défense du Sénat américain, a de son côté affirmé que le président Trump a été « mal conseillé par son équipe », soutenant que l’accord de normalisation israélo-marocain, pouvait être conclu sans hypothéquer les droits d’ » un peuple sans voix ».

Donald Trump, a été également désavoué le Conseil de sécurité dont dernière réunion, a poussé les Etats-Unis à revoir sa copie au sujet de la reconnaissance de la prétendue souveraineté marocaine sur le Sahara occidental.

Avis d’expert

« Annoncée par Donald Trump, la proclamation pourrait être défaite» par l’administration Biden, analyse Aboubakr Djemai, professeur de relations internationales à l’université américaine Aix-en-Provence (France).

Le changement de ton constaté chez le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, qui «a parlé (le 27 décembre) d’un dialogue politique entre les différentes parties» est lié «à la réunion du Conseil de sécurité tenue lundi dernier à la demande de l’Allemagne qui, loin d’entériner la nouvelle position américaine au sujet du Sahara occidental, a plutôt réaffirmé la position du Conseil de sécurité par rapport au problème. Une position en faveur du règlement du conflit dans le cadre des résolutions de l’ONU et dans un cadre concerté et de négociations entre les différentes parties», a estime Pr. Djemai dans une déclaration à la chaîne RFI (Radio France internationale).

Le chef de la diplomatie américaine, qui s’exprimait dimanche au sujet de l’ouverture d’une mission diplomatique virtuelle au Sahara occidental occupé, avait tenu des propos mesurés tranchant avec l’annonce faite par Donald Trump, le 10 décembre courant, au sujet de la reconnaissance de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental en contrepartie de la normalisation des relations entre le Maroc et Israël.

«J’imagine que la diplomatie américaine a dû s’apercevoir que les autres puissances composant le Conseil de sécurité ne la suivaient pas», a indiqué le professeur Djemai.

Il a ajouté que l’argument principal sur lequel pourrait s’appuyer le nouveau président américain, Joe Biden, pour annuler l’annonce faite par Trump est de dire que la position du président sortant «est loin de faire l’unanimité parmi ceux qui vont décider du sort du Sahara occidental».

Plusieurs personnalités politiques américaines ont dit souhaiter voir Joe Biden, qui prendra ses fonctions le 20 janvier prochain, annuler la décision de Donald Trump qui exprime une position contraires au Droit international.

F. H.
La Patrie News, 28 dùec éàéà

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