Point de presse quotidien du Bureau du Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU: 14 décembre 2020

(La version française du Point de presse quotidien n’est pas un document officiel des Nations Unies)

Ci-dessous les principaux points évoqués par M. Stéphane Dujarric, Porte-parole de M. António Guterres, Secrétaire général de l’ONU:

Eswatini

Le Secrétaire général a été profondément attristé d’apprendre le décès du Premier Ministre Ambrose Dlamini du Royaume d’Eswatini. Il présente ses plus sincères condoléances au peuple et au Gouvernement du pays.

Déplacement du Secrétaire général

Le Secrétaire général se rendra mercredi à Berlin, où il s’adressera, vendredi matin, au Parlement allemand.

À Berlin, il rencontrera également la Chancelière, Mme Angela Merkel; le Président, M. Frank-Walter Steinmeier; et le Ministre des affaires étrangères, M. Heiko Maas. Il abordera diverses questions avec eux, notamment la pandémie, la crise climatique et la coopération internationale.

Yémen

Le Secrétaire général a émis une déclaration sur le Yémen.

Aujourd’hui marque le deuxième anniversaire de l’Accord de Stockholm, une percée diplomatique qui a offert une lueur d’espoir que la fin du conflit dévastateur au Yémen était proche. Malheureusement, il reste encore beaucoup à faire pour atteindre cet objectif commun – et les souffrances profondes du peuple yéménite perdurent.

L’Accord de Stockholm avait contribué à éviter une escalade militaire catastrophique à l’époque, préservant ainsi le fonctionnement continu, bien que limité, des ports de la mer Rouge et l’entrée des marchandises commerciales et d’une aide humanitaire essentielle dont dépendent des millions de Yéménites pour survivre. La préservation de cette ligne de sauvetage est d’autant plus vitale maintenant que des conditions de quasi-famine sont revenues par endroits au Yémen, et que des millions de personnes sont confrontées à une insécurité alimentaire grave et croissante, en particulier dans le contexte de la pandémie de COVID-19.

Le Secrétaire général appelle tous les États Membres à intensifier leur soutien financier aux opérations de secours de l’ONU et à contribuer à faire face à la grave crise économique du pays.

Il appelle les parties à honorer les engagements qu’elles ont pris à Stockholm, notamment en participant pleinement et sans condition au Comité de coordination du redéploiement et à ses mécanismes conjoints connexes, et en appliquant les termes du cessez-le-feu sur le terrain.

Il est crucial d’éviter toute action qui aggraverait la situation désastreuse au Yémen. Le Secrétaire général exhorte les parties à dialoguer de bonne foi avec son Envoyé spécial, M. Martin Griffiths. Ce n’est que par le dialogue que les parties yéménites pourront s’entendre sur un cessez-le-feu à l’échelle nationale, des mesures de renforcement de la confiance économiques et humanitaires pour alléger les souffrances du peuple yéménite, ainsi que sur la reprise d’un processus politique inclusif afin de parvenir à un règlement global négocié pour mettre fin au conflit.

Le Chef de la Mission des Nations Unies en appui à l’Accord sur Hodeïda (MINUAAH) et Président du Comité de coordination du redéploiement, le général de corps d’armée Abhijit Guha, appelle également à la pleine mise en œuvre de l’Accord pour mettre fin aux souffrances du peuple du Yémen. Le général Guha, le Coordonnateur des secours d’urgence, M. Mark Lowcock, ainsi que M. Griffiths, ont informé, ce matin, le Conseil de sécurité de la situation au Yémen lors d’une séance à huis clos.

Éthiopie

Les collègues humanitaires continuent de signaler de graves pénuries de nourriture, d’eau, de carburant, d’argent liquide et d’électricité, ainsi que de services de télécommunication et d’autres fournitures vitales dans la région du Tigré.

Hier, l’ONU a été informée que les réseaux mobile et électrique auraient été rétablis à Mekele, la capitale du Tigré, ce dont il faut se féliciter. L’ONU réitère son appel au rétablissement de tous les services de base de la région. Les pannes de communication ont rendu très difficile la vérification des informations et la fourniture de services humanitaires de base à ceux qui en ont le plus besoin.

À ce jour, plus de 63 000 personnes ont été enregistrées comme déplacées dans la région du Tigré, dont certaines qui ont fui vers Afar et Amhara. L’ONU s’attend à ce que ces chiffres changent si l’accès à la région est autorisé. Une mission interagences menée du 2 au 8 décembre à Afar a révélé que des milliers de personnes nouvellement déplacées avaient besoin de services d’eau, d’assainissement et d’hygiène, ainsi que de fournitures médicales et de soins.

L’ONU, ainsi que ses partenaires humanitaires, continue de mobiliser des ressources et du personnel pour se préparer à intensifier l’aide au Tigré dès que l’accès humanitaire sera rétabli pour l’ONU. L’ONU continue également à collaborer au plus haut niveau avec le Gouvernement fédéral pour définir les détails opérationnels, notamment les conditions de sécurité, afin de garantir l’accès.

À Shire, le Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR) et ses partenaires continuent de coordonner la protection des réfugiés, malgré les difficultés d’accès aux camps, entre autres.

Au cours du mois dernier, une propagation accrue de désinformation sur les réseaux sociaux a été constatée. L’ONU travaille avec le Gouvernement éthiopien et d’autres pour remédier à cette situation.

Nigéria

Dans une déclaration publiée hier, le Secrétaire général a fermement condamné l’attaque du 11 décembre contre une école secondaire dans l’État de Katsina, au Nigéria, et l’enlèvement signalé de centaines de garçons par des bandits armés présumés. 

Le Secrétaire général demande la libération immédiate et sans condition des enfants enlevés et leur retour en toute sécurité dans leur famille.  Il réitère que les attaques contre les écoles et autres installations éducatives constituent une grave violation des droits de l’homme.  Il exhorte les autorités nigérianes à traduire en justice les responsables de cet acte. 

Le Secrétaire général réaffirme la solidarité et l’appui des Nations Unies au Gouvernement et au peuple nigérians dans leur lutte contre le terrorisme, l’extrémisme violent et la criminalité organisée.

L’UNICEF a également fait part de ses préoccupations au sujet de la violence. Il a souligné que les enfants devraient se sentir en sécurité à la maison, dans les écoles et dans leurs terrains de jeux à tout moment. L’UNICEF a ajouté qu’il soutient les familles des enfants disparus et la communauté touchée par cet événement horrifiant.

Climat

Samedi, le Secrétaire général, avec les Gouvernements du Royaume-Uni et de la France, a co-convoqué le Sommet sur l’ambition climatique. Ce Sommet a marqué une étape importante sur la voie de la COP26 qui se tiendra l’année prochaine à Glasgow, en Écosse, au Royaume-Uni.

Le Secrétaire général a appelé les dirigeants du monde entier à déclarer l’état d’urgence climatique dans leur pays jusqu’à ce que la neutralité carbone soit atteinte. 

Il a également déclaré que, alors que nous sommes tournés vers l’avenir, l’ONU s’est donnée pour premier objectif en 2021 de constituer une véritable coalition mondiale qui permette de parvenir à la neutralité carbone d’ici à la moitié du XXIe siècle. 

Il a ajouté qu’il y avait une dynamique solide derrière l’objectif de zéro émissions nettes et qu’au début de l’année prochaine, les pays représentant les deux tiers des émissions mondiales de dioxyde de carbone et 70% de l’économie mondiale auront pris des engagements fermes en matière de neutralité carbone.

Lors du Sommet, 75 dirigeants de tous les continents ont présenté de nouveaux engagements. Des détails supplémentaires sur chacun de ces engagements sont disponibles sur le site Web du Sommet.

Timor-Leste / COVID-19

Au Timor-Leste, l’équipe de l’ONU, dirigée par le Coordonnateur résident, M. Roy Trivedy, apporte son aide sur plusieurs fronts, notamment en appuyant la réponse socioéconomique et les efforts de relèvement.

Avec l’appui du fonds Recover Better du Secrétaire général, l’ONU a fourni une expertise technique et un financement pour veiller à ce que le programme social de transferts d’espèces du Gouvernement atteigne les personnes les plus vulnérables et marginalisées. Près de 300 000 ménages ont pu bénéficier de ce programme, ce qui représente environ 94% de tous les ménages à faible revenu du pays.

L’ONU a également fait appel à 13 groupes de femmes et à la seule organisation de défense des droits des LGBTI du pays pour surveiller le programme afin de s’assurer que le processus est inclusif.

Compte tenu du succès de cette initiative, les autorités ont également demandé à l’ONU de soutenir l’élaboration d’une politique nationale d’assistance alimentaire à plus long terme.

Eau / Établissements de santé

Un rapport publié aujourd’hui par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et l’UNICEF indique qu’environ 1,8 milliard de personnes utilisent ou travaillent dans des établissements de santé sans services d’eau de base. L’OMS et l’UNICEF préviennent que cela expose les agents de santé et les patients à un risque plus élevé d’infection à la COVID-19.

Selon le rapport, dans le monde, un établissement de santé sur quatre n’a pas de services d’eau et un sur trois n’a pas accès à l’hygiène des mains là où les soins sont fournis. La situation est la pire de toutes dans les 47 pays les moins avancés du monde, où un établissement de santé sur deux n’a pas d’eau potable. Le rapport complet est disponible en ligne.

Migrants / Écart salarial

L’Organisation internationale du Travail (OIT) a publié aujourd’hui un rapport montrant que les migrants gagnent près de 13% de moins en moyenne que les travailleurs nationaux des pays à revenu élevé. Dans certains pays, l’écart atteint jusqu’à 42%.

Selon le rapport, les migrants sont confrontés dans tous les pays à des problèmes de discrimination et d’exclusion qui ont été aggravés par la pandémie de COVID-19. L’OIT note que les migrants dans les pays à revenu élevé sont également plus susceptibles d’avoir un travail précaire, 27% étant sous contrat temporaire et 15% travaillant à temps partiel.

Le rapport montre également que les travailleuses migrantes font face à une double sanction salariale, à la fois en tant que migrantes et en tant que femmes. L’écart de rémunération entre les ressortissants de sexe masculin et les femmes migrantes dans les pays à revenu élevé est estimé à près de 21% de l’heure.

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