Guerre silencieuse entre le Maroc et l’Espagne

Depuis près de deux ans, le Maroc a décidé de sortir l’arme du chantage pour «punir l’Espagne à cause de la décision de Pedro Sanchez de faire de Unidas Podemos son allié pour la formation du gouvernement suite aux élections de novembre 2019.

La première victime de la victoire du parti de Pablo Iglesias ont été les deux villes espagnoles de Ceuta et Melilla qui se trouve coupeés de leur principal source de finance, la contrebande.

Les autorités marocaines savent pertinement que leurs chances de conquérir les deux enclaves espagnols sont nulles surtout qu’une solution au contentieux de Gibraltar semble lointaine.

Alors que les autorités locales lancent l’alerte sur la situation dégradante dans les deux villes à cause de la fermeture des frontières avec le Maroc, le gouvernement de Madrid joue à la modération et continue d’observer une certaine retenue pour ne pas envenimer ses relations privilégiées avec son voisin du sud.

C’est vrai aussi que Rabat n’a pas pardonné au gouvernement Sanchez d’avoir pris ses distances vis-à-vis du plan d’autonomie marocain sur le Sahara occidental. Les préoccupations du Maroc sont d’avenir, il voit comment peu à peu les ressources naturelles de ce territoire glissent d’entre ses mains à un moment où la communauté internationale est lasse d’entretenir le statu quo.

En effet, quand Mohammed VI vient bomber le torse à Ceuta et Melilla, il pense au Sahara Occidental et à ses nombreuses richesses naturelles qui risquent de lui échapper.

Seuls les Etats-Unis, la France, l’UE et l’ONU pourraient faire quelque chose pour mettre fin à cette situation, mais apparemment, ils ne veulent pas. Les sahraouis, eux, ont décidé de ne plus attendre et de prendre du poil de la bête. Du moins, pour limiter l’hémorragie causé, d’une partie, par la brèche d’El Gargarate.

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