Une nouvelle crise financière guette le monde – Elle est imminente selon des analystes

Elle est imminente, la nouvelle crise financière mondiale, estiment des observateurs et analystes auprès des institutions européennes, dont la Deutsche Bank, et ainsi ils mettent en garde contre une recrudescence de la situation des marchés financiers à travers le monde.

La cause principale d’une telle évolution, remarquent les analystes, est liée à deux éléments principaux, le premier n’est que la surévaluation des actifs, et le second sera le reflet du surendettement qui s’opère dans les différents pays, surtout ceux à même de bouleverser les attitudes sur les marchés, comme est le cas aux Etats Unis, en Europe ou au Japon. Le problème aussi est en relation avec la persistance dans ces grandes puissances économiques de la tendance à accélérer les deux éléments alimentant le passage à la nouvelle crise.

Les mêmes analystes, considèrent que les efforts consentis par les gouvernements dans le sens de la relance budgétaire et monétaire, ont artificiellement alimenté les phénomènes de surévaluation croissante des actifs, et des niveaux d’endettement croissant, ce qui voudrait dire que l’assise de la croissance réelle de l’économie qui devait venir en support, pour démontrer de la bonne utilisation des injections financières, reste loin de convaincre que l’économie mondiale pourrait en bénéficier à même de dépasser la situation de crise actuelle.

Effectivement, l’ampleur de la pandémie mondiale du coronavirus, a fait que les états ont eu à intervenir par l’injection de liquidité pour rassurer les marchés, et maintenir un certain niveau de confiance jouant en faveur d’une reprise économique très attendue, mais, personne ne peut croire à maitrise des dépenses publiques et à la réduction des déficits qui se creusent davantage, présentant ainsi une évolution à sens unique, c’est-à-dire avoir plus d’argent en circulation sans pouvoir concrétiser une quelconque reprise économique.

Cette situation est juste, dans tous les pays qui ont songé à mettre en avant des plans de sauvetage à partir de la mobilisation de la dépense publique, mais ce qui n’était pas peut-être attendu c’est de voir se prolonger dans le temps, cette pandémie paralysante de l’appareil productif, en freinant l’essence même de l’activité économique qui est la mobilité de la main d’œuvre. Cette dernière sera la première victime, non seulement pendant la pandémie mais aussi après le rétablissement de la situation, puisque les modes de travail et de production vont privilégier les procédés purement techniques faisant moins en moins recours au facteur humain, ce qui provoquer des pertes énormes en postes d’emploi.

Pour ce qui est du renforcement et l’accélération de la reprise de l’économie mondiale, ils ne seront effectifs qu’à partir de l’été 2021, qui coïnciderait avec le début des vaccinations contre le coronavirus, chose qui n’empêchera pas l’enregistrement de séquelles en relation avec la pandémie, et ce dans les sphères sociale et économique, mais le danger qui plane sur le monde actuellement c’est le fait de passer par une nouvelle crise financière mondiale, qui aura à bouleverser un monde vivant déjà des difficultés quant à la résistance aux effets néfastes de l’arrêt de l’activité à travers les quatre coins du monde.

Abdelkader Mechdal

Le Chiffre d’Affaires, 23 sept 2020

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