Mali : Boukadoum de nouveau à Bamako

Le ministre des Affaires étrangères Sabri Boukadoum s’est rendu hier dimanche, à Bamako, la capitale malienne, pour des entretiens avec la junte au pouvoir qui vient d’engager une transition de 18 mois dans la perspective de rendre le pouvoir aux civils et des acteurs internationaux. C’est ce qu’a annoncé un communique du ministère des affaires étrangères.

Il s’agit de la seconde visite de Boukadoum au Mali, sur instruction du président Abdelmadjid tebboune, depuis le putsch opéré par le comité national du salut public (CNSP) dirigé par le Colonel-Major Assimi Goita. «Cette visite s’inscrit dans le cadre des relations fraternelles entre, d’amitié et de coopération qui lient l’Algérie au Mali», indique le texte du MAE qui précise que le chef de la diplomatie algérienne “aura une série d’entretiens avec plusieurs interlocuteurs maliens et internationaux sur la situation au Mali» .

Le 13 septembre, les Maliens ont opté pour une transition de 18 mois qui sera dirigé par un président choisi par un collège de désignation mis en place par le Comité National pour le Salut du Peuple. Les 500 participants au dialogue national ont adopté une transition composée de trois organes à savoir ; le Président de la transition, le Conseil National de transition et le Gouvernement.

La présidence de la transition sera assurée par un militaire ou un civil assisté par un Vice-président, tous choisis par un collège désigné par le CNSP. trois jours plus tard, les dirigeants de la Communauté des Etats ouest-africains (Cédéao) ont pressé la junte à nommer rapidement des dirigeants civils de transition. Une condition sine qua non à la levée des sanctions imposées au pays, déjà en crise.

Réclamant un retour rapide à l’ordre constitutionnel, la Cédéao avait donné aux nouveaux maîtres de Bamako mardi jusqu’à désigner un président et un premier ministre de transition qui dirigeraient le pays jusqu’à un retour définitif des civils.

Nassim Mecheri

Le Jeune Indépendant, 21 sept 2020

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