Algérie : Force doit rester à la loi

L’Etat a décidé de frapper fort pour mettre fin au diktat des bandes criminelles qui sévissent impunément dans les quartiers des grandes villes. Le phénomène de la délinquance, à l’ombre d’un Etat déliquescent et ébranlé dans ses fondements par le règne de la corruption et de la dilapidation des ressources nationales à grande échelle, a pris une proportion inquiétante. Il est donc temps de stopper cette dérive totalement incompatible avec les idéaux de la nouvelle République au service des citoyens et de leurs droits inaliénables à la sécurité.

Au centre du Conseil des ministres, présidé par le président de la République, consacré à la justice, l’industrie pharmaceutique, l’environnement et aux finances, le devoir de protection des libertés des citoyens est une nécessité impérieuse.

Dans cette nouvelle étape de refondation d’un Etat «juste et fort», la lutte contre la criminalité, désormais passible de 5 ans d’emprisonnement à la perpétuité en cas d’homicide, sera menée sans relâche et sans concession. Des mesures coercitives sont prises, allant de l’interdiction de la production, de l’importation et de la détention des armes blanches de quelque nature que ce soit, jusqu’à l’exclusion des récidivistes impliqués dans la criminalité des procédures de grâce.

La sécurité et la santé des citoyens constituent une préoccupation constante de l’Etat mobilisé pour garantir les conditions idoines d’un retour à la vie normale dans la sérénité. En priorité majeure, le secteur de l’industrie pharmaceutique, appelé à jouer un rôle central dans le plan de relance, s’appuie sur des réformes qui visent à encourager la production nationale, réduire la facture des importations de 400 millions de dollars d’ici la fin de l’année, combattre les lobbies impliqués dans des opérations d’importation clandestines et assurer le contrôle des stocks de médicaments. La feuille de route privilégie naturellement le rôle de leadership de Saïdal, victime de la concurrence déloyale des lobbies, et l’implication des jeunes porteurs de projets.

A ces questions essentielles, on relèvera l’intérêt de l’Etat pour l’enracinement de la culture environnementale dans la société et les établissements scolaires, et le projet intégrationniste de la Zone de libre-échange continentale africaine qui entrera en vigueur dès le 1er janvier 2021 et permettra l’accès aux marchés africains avec tous les atouts infrastructurels mis en place par l’Etat dont la route saharienne, la modernisation du rail «au-delà de Tamanrasset et Adrar» et le port d’El Hamdania constituent le poumon de la nouvelle économie.

Horizons, 1 sept 2020

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