La Mauritanie dans la presse régionale et française

La presse étrangère s’est beaucoup intéressée à l’enquête en cours sur des dossiers de corruption, dans lesquelles l’ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz et ses collaborateurs seraient impliqués.

««Je suis victime d’un règlement de compte mais je vais me défendre», a assuré lors d’une conférence de presse Mohamed Ould Abdel Aziz. «J’ai passé sept jours en détention arbitraire injuste alors que je suis venu de façon volontaire dans ma voiture à la sureté de l’Etat», a expliqué l’ex-dirigeant mauritanien de 2008 à 2019. C’est sa première déclaration publique depuis son départ du pouvoir en aout 2019 », écrit le journal Le Figaro.

««Je n’ai répondu à aucune question car la procédure est illégale», a-t-il indiqué, tout en précisant «avoir confiance en la justice» de son pays. Répondant à une convocation, Mohamed Ould Abdel Aziz s’était rendu le 17 aout au siège de la Direction Générale de la Sureté nationale. Au terme de cet interrogatoire policier le 24 aout, il n’a pas été inculpé mais son passeport a été retenu. Il lui est interdit de quitter Nouakchott, selon son avocat, Taghioullah Aïda », ajoute le confrère.

Le journal Le Monde a évoqué la question de la libération d’Ould Abdel Aziz et de la restriction de ses déplacements, disant: « M. Aziz ne fait l’objet d’aucune mise en cause formelle, a dit l’avocat. Mais « il a refusé de répondre [aux policiers] parce que, avec raison, il dit qu’il est un ancien président et de ce fait il jouit d’une immunité constitutionnelle ». M. Aziz n’a pas fait de déclaration publique. En revanche, ses partisans ont défilé en voiture dans plusieurs quartiers de Nouakchott pour manifester leur joie, ont rapporté des témoins ».

Le site Web RFI a traité l’enquête sous l’angle de la police chargée des crimes économiques et financiers.

« La police de répression des crimes économiques et financiers a demandé à toutes les banques primaires du pays de lui fournir les numéros et les relevés de comptes bancaires de 52 personnalités et de 24 sociétés citées dans le rapport de la commission d’enquête parlementaire », publie RFI.

Et d’ajouter : «Sur la liste envoyée par le pôle d’investigation de la police de répression des crimes économiques et financiers aux banques primaires, on retrouve les noms de plusieurs membres de la famille de l’ancien président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz ».

Dans le même contexte, de nombreux médias régionaux se sont étonnés de la candidature de la Mauritanie, d’une personne soupçonnée d’implication dans la corruption, au poste de Directeur Général de l’Agence pour la Sécurité de la Navigation Aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA). Il s’agit de l’ex ministre et ancien Directeur Général de deux grandes sociétés mauritaniennes, en l’occurrence la SNIM et Mauritania Airlines Hacena Ould Ely, dont le nom a été cité dans le rapport de la commission d’enquête parlementaire ainsi que dans la liste distribuée à la police et demandant aux banques de lui livrer les soldes et les opérations de leurs comptes bancaires.

Centre Essahraa, 31 août 2020

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