Maroc : L’histoire d’Asmaa Hamzaoui, héroïne de la musique Gnawa

Défier la misogynie.

Au Maroc, Asmaa Hamzaoui et son groupe Bnat Timbouktou défient la misogynie pour renouveler la tradition de la musique gnawa, composée de sons de sintir graves, de chants d’antiennes, de claquements de mains et de percussions de cymbales. La vidéo d’Arte en italien raconte son histoire courageuse.

Ethnie présente au Maroc et dans d’autres régions du Maghreb, les Gnawa descendent d’anciens esclaves noirs des pays d’Afrique subsaharienne. Liée à cette population, la confrérie mystique homonyme, consacrée au père du soufisme Abd al-Qādir al-Jīlānī, pratique des rites anciens basés sur la musique aux rythmes hypnotiques et aux vers mystiques. Souvent, ceux qui participent sont impliqués au point d’atteindre l’état de transe.

Avec la musique, la danse est également utilisée pour évoquer des forces spirituelles capables d’éradiquer le mal, de traiter les maladies psychiques ou de guérir les piqûres de scorpion.

Avec le temps, ce genre a franchi les frontières de la confrérie pour se répandre parmi la population et connaître un succès international. Elle est pratiquée presque exclusivement par des hommes, dont beaucoup pensent que la femme n’a pas sa place sur scène. Mais au Maroc, Asmaa Hamzaoui et son groupe féminin Bnat Timbouktou n’ont pas été rebutés par ces idées: ils ont défié la misogynie pour apporter une bouffée d’air frais dans la tradition rigide de la musique gnawa.

ArtsLife, 26 août 2020

Tags : Maroc, gnawa, Asmaa Hamzaoui, musique,

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