France : Yassine Mansouri dans la tourmente

L’affaire remonte à l’année 2016, lorsque l’IGPN, la police des police française a été contactée par une source anonyme pour lui faire part de la transmission de centaines de fiches « S » aux services secrets marocains par le Capitaine Charles D., chef de l’unité d’information de la PAF de l’aéroport parisien d’Orly.

Suite à l’ouverture de ce dossier, la justice française a décidé d’envoyer quatre personnes au tribuna correctionnel : Le capitaine Charled D., son épouse, le chef d’une entreprise de sécurité chargée du filtrage des passagers d’Orly, et enfin un agent des services secrets marocains.
Charles D: était chargé de collecter les informations transmises par les guichets où les passagers sont contrôlés, mais il traversait une mauvaise passe financière dont un problème de surendettement. Sa situation personnelle faisait de lui une cible préférentielle pour les services de renseignements étrangers.

C’est ainsi qu’il a été rapprochée par la DGED, les services d’espionnage marocains, à travers Driss A., patron de l’antenne locale de sécurité qui gère les filtrages d’Orly Ouest, connu pour son attachement à son pays d’origine, le Maroc.

Driss A. va présenter le Capitaine Charles D. à Mohamed B., un agent des services de renseignements marocains qui va l’aider à surmonter ses soucis financiers. En échange le policier français va lui fournit une dizaine de fiches « S » chaque semaine. En total, les marocains ont reçu entre 100 et 200 fiches confidentielles d’individus transitant par Orly à destination du Maroc. Plus grave encore, Charled D. remet à son contact marocain au moins une dizaine de « badges verts » pour permettre à des passagers d’esquiver les contrôles frontaliers.

Lorsque l’IGPN a perquisitionné e le bureau de Driss à Orly, elle a découvert 27 notes de la Police des Frontières sur des personnalités qui ont trasité à Orly dont quelques ministres algériens qui semblent intéresser les renseignements marocains.

En échange, c’est la belle vie pour Charles et sa famille. Grâce à la DGED, Charles D. et son épouse ont profité de trois séjours au Maroc tous frais payés dans un hotel de luxe, le Four Seasons de Casablanca. La plupart du temps, le couple était accompagné de Driss A. et sa compagne. Il retrouvait également sur place le fameux Mohamed B., alias M118. En plus de cela, les services marocains ont payé le voyage en Angola de Charles D. eet sa femme. Ils ont aussi reçu de nombreux versements d’argent pour un total de 17.000 euros.

Concernant l’agent marocain qui a supervisé l’opération, Mohamed B. avait une adresse fictive en Alsace. Il s’est volatilisé et est l’objet d’un mandat d’arrêt international.

Selon certaines sources, ces fiches « S » ont été exploités par les services de renseignements marocains en vue d’instrumentaliser la menace terroriste et présenter le Maroc comme allié indispensable dans la lutte antiterroriste.

Avec Le Parisien

Tags : Maroc, France, PAF, Orly, Fiches « S », terrorisme, lutte antiterroriste,

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