OMS : Une crédibilité écornée

« Au niveau mondial, la pandémie du Coronavirus ne recule pas mais continue de s’accélérer. Il a fallu plus de trois mois pour que le premier million de cas soit signalé. Le dernier million de cas a été signalé en seulement huit jours! ». L’OMS multiplie les alertes et insiste sur le fait que la pandémie, non seulement est loin d’être terminée, mais qu’elle devient de plus en plus dangereuse. Mais bizarrement, on a l’impression que l’organisation mondiale devient presque inaudible et que sa voix ne porte plus, ou à minima bien moins que lors du début de la pandémie aux mois de janvier et février.

L’OMS attaquée au tout début par l’administration Trump a commis de gros ratages de communication, notamment en suivant presque aveuglement l’étude publiée par la revue « The Lancet » qui remettait en cause le traitement de la chloroquine. Une étude qui s’est avérée nulle et motivée par des considérations autres que la stricte rigueur scientifique. Mais il n’y a pas que cela, c’est un peu toute la parole des scientifiques et des médecins qui s’est retrouvée remise en cause, à cause de forts soupçons d’intérêts pécuniaires orchestrés par les grands laboratoires pharmaceutiques.

Depuis, l’organisation mondiale a vu sa cote chuter considérablement.
Les mises en garde de cette dernière passaient désormais au second plan, alors que les pays du monde entier commençaient de vastes opérations de déconfinement qui ont touché tous les secteurs de l’économie. Ainsi, après avoir fait le choix de la santé sur l’économie, les gouvernements ont totalement inversé la vapeur et se sont lancés dans une course à la relance économique, faisant peu de cas des avertissements de l’organisation onusienne.

Revenir au confinement total est désormais une option écartée partout dans le monde. On préfère procéder au cas par cas et circonscrire uniquement le lieu où l’épidémie et la contagion sont au dessus du tolérable.

Mais pour revenir au sujet principal, la remise en cause de la crédibilité de l’OMS pose un sérieux problème de lutte actuelle et future contre les épidémies qui s’annoncent dans les années à venir. Les manquements, vraies ou supposés, de l’organisation sanitaire mondiale ne doivent pas remettre en cause son travail futur, car cela conduira inéluctablement le monde à sa perte et le privera de tous les mécanismes d’alerte qui permettent aux uns et aux autres de se prémunir et de prendre les dispositions nécessaires en cas d’apparition d’une autre pandémie ici ou là. Mais pour cela, il devient évident que l’OMS doit se réinventer et retenir les leçons de ce coronavirus qui menace encore les vies de milliers d’êtres humains.
Par Abdelmadjid Blidi

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Tags : OMS, coronavirus, covid 19, pandémie, chloroquine, Chine,

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