En France aussi, la police assassine les noirs

En France aussi la police et ses soutiens de l’extrême droite utilisent les mêmes méthodes contre les Noirs et les Non-Blancs.

Source : Urgence, notre police assassine
Depuis des décennies au moins.
Le 6 avril 1993 le jeune Makomé est exécuté dans un commissariat par un policier d’une balle dans la tête.
Le 21 février 1995 le jeune Ibrahim Ali, 17 ans est assassiné d’une balle dans le dos par un colleur d’affiches du FN.
C’est qu’en 1986 en arrivant aux affaires Charles Pasqua le ministre de l’intérieur de l’époque avait déclaré à ses hommes, au sujet des bavures policières :  » je vous couvrirais. »

Source : Humanité
Au lendemain de la mort de Malik Oussekine le 6 décembre 1986, lynché à mort dans une cage d’escalier par deux policiers de la section des voltigeurs,
Robert Pandraud le ministre délégué à la sécurité, le second de Pasqua enfonce le clou en criminalisant la victime.
Il insulte publiquement la mémoire de Malik Oussekine en déclarant :  » si j’avais un fils sous dialyse j’éviterais qu’il faille faire le con dans la nuit ».

Source: France Inter
Les policiers y ont vu un passe-droit et depuis, les violences policières contre les gens des quartiers sont devenues structurelles.
Les morts de Zyed et Bouna le 27 octobre 2005 mettront le feu dans les cités de France pendant 3 semaines.
Ce soulèvement avait surgi quelques mois après que Nicolas Sarkozy, le ministre de l’intérieur de l’époque, en déplacement à la Courneuve le 20 juin 2005 ait déclaré :
 » il faut nettoyer au Karcher les 4000. »
Le 20 octobre suivant il avait récidivé dans l’insulte public à Argenteuil en traitant les jeunes des quartiers de « racailles ».
Depuis, les affaires de meurtres policiers se sont multipliées.
Et la liste des victimes ne cesse de s’allonger.
Les affaires sont sordides. Ce sont des exécutions humaines, excusées par la justice, soutenues par le pouvoir politique.
Le 20 janvier 2020, Emmanuel Macron a refusé de reconnaître ces actes comme des violences policières.

Source: BFMTV
Le cycle de violences policières se poursuit donc en France.
Mais la police a désormais face à elle des familles de victimes des associations et collectifs de militants qui
se sont organisés pour lui réclamer des comptes.
En France aussi, la vie des des Noirs des Arabes des Musulmans des Migrants, des Rohms, celle des Non-Blancs et des populations issues des immigrations post-coloniales compte.

Ahmed Nougbo

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