Le Conseil de Sécurité maintient la pression sur la France et le Maroc

Dans le but de contourner le principe d’autodétermination incessament invoqué par les résolutions du Conseil de Sécurité, la France et le Maroc se sont retranchés derrière le statu quo avec l’espoir de mater la résistance des sahraouis. Depuis le debut du mois d’avril ils se battent pour le renouvellement d’un mandat de 12 mois pour la Mission des Nations Unies pour le Référendum au Sahara Occidental (MINURSO). Mais Paris et Rabat se sont heurtés à la position ferme et unanime des membres du Conseil de réduire ce mandat à 6 mois.

Selon le site What’s in Blue, qui suit de prés les activités de l’organisme onusien, « il semble que la plupart des pays s’accordent implicitement pour dire que la pression supplémentaire d’un renouvellement de six mois a permis au processus politique de progresser progressivement. Certains ont suggéré de tenir une discussion de fond sur les avantages et les inconvénients de la durée du mandat ».

« Le projet de résolution inclut des références à la dynamique accrue du processus politique. Un membre a voulu incorporer un libellé appelant à «des gestes de bonne foi» de la part des parties, mais l’Envoyé personnel Horst Köhler avait exhorté le Conseil à le réclamer publiquement, mais cela a été jugé trop sensible et n’a pas été inclus dans le projet. (Des exemples de tels gestes pourraient être les visites de la famille ou les efforts visant à déminer le territoire) » ajoute la même source.

Le Maroc a procédé dernièrement à la vente de la société Saham à un holding sudafricain. Rabat a agi ainsi dans le but de ralentir le soutien de Pretoria à la cause sahraouie. Après avoir organisé une conférence de solidarité avec le peuple sahraoui dans laquelle le président sudafricain, Cyril Ramaphosa a déclaré que la situation des Sahraouis “est un fléau pour la conscience humaine, d’autant plus qu’il y a trois décennies que la résolution 621 de l’ONU appelait à un référendum”, l’Afrique du Sud vient de prouver qu’elle est loin de lâcher les sahraouis. Au Conseil de Sécurité, l’Afrique du Sud a cherché à poussé les membres du Conseil à mieux expliquer les mesures de confiance et les efforts visant à engager les partenaires dans ce sens. Pretoria et d’autres membres ont critiqué le caractère déséquilibré du projet de résolution américain qui prête à confusion.

Selon le site What’s in Blue, lors des débats du Conseil sur le Sahara Occidental, l’idée de prendre des mesures pour remplacer la MINURSO par une mission politique spéciale (MPS) a été mise sur table. « Aucun autre détail n’est connu, mais ce concept pourrait entrer en jeu lors du prochain renouvellement du mandat de la MINURSO en octobre », a-t-il ajouté.

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