En visite à Alger, Bouteflika suscite compassion et indignation.

Le président Bouteflika inaugure la mosquée Katechoua…  
Le hashtag « Khelouh yertah (laissez-le se reposer) » a été largement diffusé sur Twitter et Facebook.


Le chef de l’Etat Abdelaziz Bouteflika a effectué lundi une visite à Alger, où il a inauguré la mosquée Ketchaoua après sa restauration et deux extensions du métro. Sur les réseaux sociaux, cette sortie présidentielle, la première depuis 2016, a suscité des sentiments divers qui vont de la compassion pour le président malade, à l’indignation contre ceux qui appellent à un 5e mandat.
Le hashtag « Khelouh yertah (laissez-le se reposer) » a été largement diffusé sur Twitter et Facebook.
« Celui qui demande à un président incapable de marcher et de parler de se présenter pour un 5em mandat, est un malade », commente L’Algérien dans un tweet.
El Amri note que «  le fait de bouger ou de parler même difficilement est devenu, dans notre pays, un grand exploit !».
Palace quant à lui, rappelle que l’Algérie peut survivre sans Abdelaziz Bouteflika.
« Une image triste du président », écrit un autre twitto DZ.
« khelouh yertah » s’est fait également remarqué sur Facebook. Khalil écrit, en commentant la sortie du président « il m’a fait de la peine mais l’état du pays me chagrine encore plus ».
La page Algérie2018, qui compte près de 15 000 fans, invite  les Algériens à se préparer pour tenir bon jusqu’à 2024.
Habib Brahmia, militant de Jil Djadid, estime que l’attitude adoptée par le peuple vis-à-vis de la situation politique du pays relève de la « lâcheté » ou de la « complicité » avec les dirigeants actuels.
Amira Bouraoui, figure du mouvement Barakat lancé contre le 4e mandat en 2014, a critiqué les voix qui disent que Bouteflika ne se représentera pas pour les élections présidentielles de 2019.
Elle suggère à l’opposition de présenter un seul candidat et de lutter contre la mascarade du 5e mandat ».