Les effets de l’annonce de la tournée de l’ambassadeur Christopher Ross

Le Maroc s’affole face à la décision du Conseil de Sécurité de mettre fin au statu quo dont s’accommodait Rabat pour maintenir son occupation du Sahara Occidental.
Dans ce but, le premier objectif des autorités marocaines est de repousser le temps en attendant la fin du mandat de Ban Ki-moon. Dans ce contexte, le Maroc a gagné plus de trois mois en expulsant le personnel civil de la MINURSO.
Avec l’annonce de l’arrivée de l’Envoyé Personnel du SG de l’ONU pour le Sahara Occidental avec une proposition « formelle » pour relancer les négociations entre les deux parties belligérantes, Rabat a décidé de poursuivre la politique de l’escalade pour arriver au Jour J, le 31 décembre 2016 tout en empêchant M. Ross de reprendre sa médiation.
C’est ainsi que le Maroc a procédé à la violation du cessez-le-feu pour occuper les Nations Unies dans des négociations sur le retour des troupes marocaines à ses postes derrière le mur de défense au lieu de pousser le Maroc à accepter de recevoir l’ambassadeur Ross.
La politique de la tergiversation moyennant l’escalade est la seule arme dans les mains du Maroc pour affronter une communauté internationale qui s’accroche au principe d’autodétermination.