Un analyste au service de Rabat critique la démarche de Mme Kennedy sur l’Algérie

Monsieur Peter Pham n’hésite pas à s’afficher avec le micro du MAP
DIA-07 juillet 2016: Vingt quatre heures seulement après la diffusion de son message émouvant au Peuple algérien à l’occasion de son indépendance, un lobbyiste américain, visiblement payé par le makhzen a critiqué la démarche de la diplomate américaine Caroline Kennedy sur l’Algérie. Bien sûr ce n’est pas dans les médias américains ou occidentaux, mais bien sur dans les médias marocains relayés par l’agence du Makhzen le MAP, que J. Peter Pham, a osé critiqué sans mesure la démarche de la vidéo de l’ambassadeur des Etats-Unis au Japon, Caroline Kennedy, dévoilant ainsi au grand jour la mauvaise foi des responsables marocains dans cette affaire qui ne les concernent pourtant pas.
S’exprimant devant le micro de la MAP, J. Peter Pham affirme que le geste de Mme Kennedy est un acte bizarre et sans précédent dans les annales diplomatiques américaines”. Il poursuit en ajoutant « Il est, en effet, manifestement inhabituel, sinon entièrement sans précédent qu’un ambassadeur américain accrédité dans un pays donné adresse des messages de félicitations à un autre pays, qui se trouve à l’autre bout du monde. » Mieux encore M.Phan ose pousser l’interrogation plus loin sur “les parties qui ont inspiré une telle initiative dans laquelle l’ambassadeur Kennedy fait peu de cas de l’héritage politique de son père, le Président John Fitzgerald Kennedy, et de ses relations avec le Maghreb”. Comment cet analyste sans scrupule et sans envergure, qui n’a jamais approché la fille de John Kennedy ni sa famille peut se permettre de telles jugements ?
En regardant le profil de Peter Pham, il est présenté par le MAP comme étant le directeur d’un centre africain d’analystes sécuritaires ou économiques, mais ce dernier est surtout connu pour ses thèses pro-marocaines comme cette analyse publié en avril 2015 : « la Marche Verte, un exemple unique dans les annales de l’histoire des nations »
Ce mercenaire de l’analyse, d’origine vietnamienne, s’implique dans une démarche qui n’est pas la sienne : Il n’est ni diplomate américain, ni historien et encore moins un journaliste de renom spécialiste dans la diplomatie, pour oser apporter son point de vue sur des affaires historiques. Sa mission est bien claire: faire tomber la démarche louable et sincère, d’une diplomate qui voulait seulement par son geste faire, rappeler le discours de son père en 1962, en faveur de l’indépendance de l’Algérie.
Mieux encore « cette marionnette » au service de Rabat tente de décrédibiliser la position d’ambassadeur de Mme Kennedy, en déclarant qu’elle ne prévaut d’aucun vécu diplomatique antécédent à sa nomination à Tokyo et encore moins de s’ériger en experte des affaires maghrébines.
Enfin, ce lobbyiste au service du Makhzen tente de créer une querelle entre l’Ambassadeur américaine à Alger et Mme Kennedy en s’interrogeant si la chef de mission diplomatique américaine à Alger, Mme Polaschik avait été avisée au préalable de la publication de la vidéo de Mme Kennedy, tout comme le département d’Etat.
Il est clair que cette démarche dictée par Rabat vise ni plus, ni moins à décrédibiliser la démarche louable et honnête de Mme Kennedy, qui s’inscrit plus dans la mémoire que dans la diplomatie et barrer la route à tout ce qui peut donner un élan aux relations américano-algériennes. Il faut préciser qu’à travers ce message, Mme Kennedy voulait simplement rendre hommage à l’engagement de son père pour l’indépendance de l’Algérie et non pas adresser un message politique ou diplomatique à l’Algérie.
En tout cas la démarche de Mme Kennedy a été très bien apprécié aussi bien par le peuple algérien, qui a exprimé ses remerciements en masse sur les réseaux sociaux, que par certains membres du gouvernement algérien. Reste à attendre l’avis de la diplomate américaine en poste à Alger, qui sera à coup sûr en faveur de sa collègue du département d’Etat américain.
Amir Hani