Karim Wade, le copain de Mohammed VI libéré

Karim Wade, fils de l’ancien président sénégalais a été libéré aujourd’hui par acte de grâce présidentielle. Il avait été emprisonné en 2013 pour « enrichissement illicite ». 
Son arrestation n’a pas plu au Maroc, Karim ayant de fortes relations d’amitié avec le roi Mohammed VI. Des relations bien connues du public. D’ailleurs, selon certaines sources au Sénégal, le roi du Maroc aurait intervenu en faveur de Karim Wade leur de son séjour au Sénégal en 2013. 
Mohammed VI est déjà intervenu pour libérer Wade en 2009. Des informations révélées par Wikileaks.
Dans une dépêche envoyée le 6 septembre 2009, le chargé d’affaires de l’ambassade américaine au Maroc, Robert P. Jackson, rapporte que Karim Wade a été arrêté à l’aéroport de Casablanca en possesion de drogue et libéré par le souverain marocain.
Ce jour-là, les sahraouis ont découvert que leur pays, le Sahara Occidental était une destination punitive pour les autorités marocaines. L’officier de police qui avait osé arrêter Wade a été muté a El Aaiun, capitale du Sahara Occidental occupée par le Maroc depuis 1975.
L’intervention de Mohammed VI serait motivée par son amitié avec Wade fils, mais aussi par le souci de préserver les bonnes relations qu’entretiennent le Maroc et le Sénégal. 
En effet, le Sénégal est la pointe de lance de l’offensive marocaine visant à chasser la République Arabe Sahrouie Démocratique (RASD) de l’Union Africaine dont elle est membre à part entière depuis 1984.
Le Sénégal apporte son soutien au Maroc dans la question du Sahara Occidental sous les directives de Paris. Ainsi, au niveau du continent africain la France apporte son aide au Maroc à travers ses pays supplétifs de l’Afrique qui constituent le dernier vestige de la Françafrique, alors qu’au niveau du Conseil de Sécurité Paris utilise son droit de veto pour bloquer toute résolution qui n’est pas du goût des autorités marocaines.
Pour rappel, le gouvernement de Valery Giscard d’Estaing a utilisé les bases militaires françaises à Dakar pour attaquer les unités de combattants sahraouis même dans le territoire du Sahara Occidental.