Tel-Quel, trahi par sa mauvaise foi

Il ne faut pas être un génie pour deviner pourquoi le magazine Tel Quel a perduré alors que d’autres comme Le Journal Hebdo ont disparu.
Au Maroc, tout le monde sait que la condition sine quanon d’exister pour la presse est de se soumettre aux diktats du Makhzen. Toucher à la personne du roi ou défendre les sahraouis équivaut à signer sa propre mort.
Cette réalité a poussé le fondateur de Tel Quel, Ahmed Benchemsi, á quitter le Maroc malgré que son journal était l’un des plus vendus au Maroc. En tant que vrai démocrate, il a préféré l’exile pour défendre son idéal. Ceux qui sont restés ont du se plier à la volonté du Makhzen et dans la question du Sahara Occidental sont devenus plus royalistes que le roi. Au point de soutenir la répression pratiquée par le Makhzen sur la population sahraouie.
Mais la mauvaise foi joue, souvent, de mauvais tours. Raison pour laquelle l’hebdomadaire marocain qui prétend être démocrate a situé la localité sahraouie de Bir Lehlou en Algérie.
« L’inhumation de Mohamed Abdelaziz devrait avoir lieu samedi 4 juin à Bir Lahlou, une localité basée dans les camps algériens de Tindouf », a écrit jeudi Tel Quel. 
Puisant dans les thèses de son maître, le Makhzen, Tel Quel rappelle que le leader sahraoui est « président de l’auto-proclamée RASD », oubliant que la RASD a été proclamée le 27 février 1976 á Bir Lehlou, précisément, faisant de cette localité la capitale de facto de l’Etat sahraouie en exile et c’est une des raisons pour lesquelles le défunt dirigeant y a été enterré.
L’ignorance des plumitifs de Tel Quel est légendaire. Ils ont déjà publié une photo d’un enfant sahraoui et sa mère en leur faisant passer pour des des réfugiés syriens.