Une armée «prête» à tout

L’Armée de libération populaire sahraouie effectuait en avril dernier, des manœuvres dans les territoires libérés.
C’était dans la région d’Aghouinit précisément. Ces manœuvres ont été menées dans la zone sud par les unités 1, 3 et 7 de l’ALPS. Le début de cette manifestation militaire a été marqué par une allocution du chef d’état-major de l’ALPS, qui a indiqué que ces manœuvres s’inscrivent dans le cadre du programme annuel du ministère de la Défense sahraoui et font suite aux récents agissements de l’occupant marocain qui sont de nature à saper les négociations entre les deux parties (le Maroc et le Front Polisario). 
Elles intervenaient notamment après l’expulsion par le Maroc de la composante civile de Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (Minurso), déployée sur décision du Conseil de sécurité et ayant pour mission l’organisation d’un référendum libre et intégré en faveur de l’autodétermination du peuple sahraoui. Ces manœuvres visent en outre, «la préparation des troupes en prévision de toute urgence». 
Pour sa part, Youcef Ahmed, membre du secrétariat général du Front Polisario a indiqué que cette manifestation se veut un message de l’Armée de libération populaire sahraouie (ALPS), en tant qu’aile armée du Front Polisario, pour «la libération des territoires occupés du Sahara occidental». «Cette libération est notre principal objectif», a-t-il dit. Le ministre sahraoui de la Défense, Abdelah Lehbib a affirmé que l’Armée de libération populaire sahraouie (ALPS) était prête à faire face à tout imprévu de la part du Maroc. 
Intervenant à l’issue des manœuvres militaires M. Lehbib a indiqué que «l’Armée est dotée de moyens humains et du matériel nécessaire pour faire face à toute escalade, eu égard au constat positif fait suite à ces manœuvres, concernant l’efficacité, et la célérité». 
Il a mis en garde, par ailleurs, contre «un retour à la lutte armée qui déstabiliserait la région tout entière», ajoutant toutefois que «le retour au combat serait l’unique solution face à l’intransigeance de l’occupant marocain».