20 mai : une date, deux commémorations / Sahara occidental : la longue marche vers la liberté

Le 20 mai courant, une double commémoration a eu lieu : le 43e anniversaire du déclenchement de la lutte armée et le 11e anniversaire de «l’intifadha», en 2005. 
Cela fait 40 longues années en effet depuis que des centaines de milliers de Sahraouis sont établis dans cinq grands camps de refugiés dans le Sud-Ouest algérien, dans la wilaya de Tindouf précisément. On a souvent évoqué «les conditions difficiles» dans lesquelles vivent ces réfugiés, qui dépendent directement des aides, dont le peu de fonds disponibles proviennent principalement de donateurs institutionnels tels que la Commission européenne, Aide humanitaire et protection (ECHO), le Haut-Commissariat aux refugiés de l’ONU (UNHCR) ainsi que des pays «amis de la RASD» et l’Algérie par le biais de son Croissant-Rouge. Cependant, avec la crise économique ayant touché les principaux pays bailleurs de fonds, «les choses se compliquent davantage», nous a affirmé récemment le président du Croissant-Rouge sahraoui (CRS), Yahia Bouhabini, rencontré dans les camps de refugiés sahraouis. Entre-temps, la cause sahraouie ne cesse de marquer des points sur les plans diplomatique et politique. Les Sahraouis, unis derrière leur seul et unique représentant, le Polisario, sont plus que déterminés à aller de l’avant dans leur combat, l’objectif étant d’arracher leur indépendance et ainsi retourner sur la terres de leurs ancêtres. Le peuple sahraoui a célébré en ce mois de mai, également, le 11e anniversaire de l’Intifada de l’indépendance, qui a constitué une nouvelle étape historique dans la lutte contre l’occupation marocaine du Sahara occidental. «Le 20 mai 2005, le peuple sahraoui s’est soulevé comme un seul homme dans les villes occupées du Sahara occidental contre le régime d’occupation marocain et pour dénoncer l’incapacité de la communauté internationale à organiser le référendum d’autodétermination pour le peuple sahraoui», a indiqué un communiqué du ministère des Territoires occupés et de la Communauté sahraouie établie à l’étranger. Durant les manifestations, les Sahraouis ont réaffirmé leur attachement au seul représentant du peuple sahraoui, le Front Polisario, et à leurs demandes légitimes à la liberté et à l’indépendance.