Menace terroriste : un détail gênant pour le Maroc

L’agence espagnole EFE vient d’attirer l’attention sur un détail d’une extrême importance qui dévoile le jeu du gouvernement marocain avec la menace terroriste.
Dans la question des menaces proférées contre la mission de l’ONU au Sahara Occidental (MINURSO), « il est interpellant la diffusion dont a fait objet cette menace, alors qu’une vidéo d’Al Qaida publiée sur la toile en septembre 2013, qui appellait les marocains au djihad a amené le gouvernement à poursuivre en justice deux journalistes pour avoir diffusé cette vidéo, un marocain (détenu et libéré ensuite) et un espagnol », souligne EFE dans une dépêche du 6 mai.
Le journaliste marocain dont parle l’agence espagnole n’a pas encore été lâché par le gouvernement marocain. Il s’agit d’Ali Anouzla, le directeur du site Lakome et il est accusé d’«aide matérielle», «apologie» et «incitation au terrorisme». Pour la même raison, Ignacio Cembrero a subi une féroce attaque du Maroc qui lui a coûté son poste de correspondant d’El Pais au Maroc
Par contre, aujourd’hui, Rabat ne s’est pas exprimé sur cette vidéo qu’Aljazeera dit avoir reçu. Si on ajoute au silence radio de la part des autorités marocaines le fait que le timing de cette menace coîncide avec la volonté du Conseil de Sécurité d’imposer au Maroc le retour de la composante civile de la MINURSO nous avons les ingrédients pour soupçonner une collusion entre le Makhzen et l’organization Daech.