Le Sahara Occidental dans la presse algérienne (06/03/2016)

Sahara Occidental/Ban Ki-Moon face à la détresse des Sahraouis
Les camps des réfugiés sahraouis de Tindouf sont en ébullition. Ils n’admettent pas l’oubli dont ils font l’objet par la communauté internationale. Et en plus de cela, ils vivent dans de dures conditions humanitaires.
C’est cette colère qu’ils sont venus exprimer, lundi, au secrétaire général des Nations-Unies,Ban Ki-Moon, qui a effectué une visite dans le camp de Smara, près de Tindouf. Alors qu’il a été accueilli par des militaires sahraouis et des populations venues lui transmettre leurs doléances liées notamment à leur droit à un référendum d’autodétermination, un groupe de jeunes, excédés par les promesses non-tenues des Nations-Unies, s’en est pris au convoi du secrétaire général des Nations-Unies. Son véhicule a même été attaqué par des jets de pierre. Ce qui a poussé le staff des Nations-Unies, présent en force, et le service d’ordre à annuler des points inscrits à l’ordre du jour. A commencer par des rencontres, dans une école du camp des réfugiés, avec des écoliers puis un rendez-vous avec des jeunes sahraouis.
Ce qui a exacerbé la colère de la jeunesse sahraouie est surtout l’assassinat, le 27 février dernier, d’un jeune sahraoui par des militaires marocains dans la zone démilitarisée. La famille du jeune homme s’est même montrée radicale demandant au secrétaire général de l’ONU de diligenter une enquête sérieuse pour faire la lumière sur les circonstances de la mort de ce berger de 26 ans.
Pour répondre à cette colère, Ban Ki-Moon, qui a animé un point de presse à l’issue de sa rencontre avec les dirigeants du Polisario, a exprimé sa « compréhension » face à cette colère qui « indique que le peuple sahraoui est oublié de la communauté internationale ». Pour les dirigeants sahraouis, cette colère est l’expression de « la frustration » que les ces jeunes accumulent pendant des années. Surtout qu’en dehors des promesses, aucune avancée n’est enregistrée dans ce dossier qui dure depuis 40 ans.
Lors de cette visite qui l’a mené également dans les territoires gérés par le Polisario, Ban Ki-Moon n’a pris aucun engagement. Il s’est contenté de promettre des efforts pour relancer les négociations autour du référendum d’autodétermination. Ce qui n’est pas rien puisque cela signifie que la proposition marocaine de doter cette région d’une large autonomie n’est plus de mise.
Pour tenter de débloquer la situation, Ban Ki-Moon, qui se rendra « prochainement » à Laâyoune, située dans les régions contrôlées par le Maroc a promis de revenir dans la région en juin ou juillet prochains. D’ici là, les Nations-Unies devront chercher plus de vivres pour les populations sahraouies qui risque de manquer de vivre dès la deuxième moitié de cette année.
Essaïd Wakli
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Ban Ki-moon, aujourd’hui, à Alger: Que peut l’ONU pour le Sahara Occidental ?
par Moncef Wafi
Le Secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, est arrivé hier, en provenance de la Mauritanie, dans les camps de réfugiés sahraouis, à Smara, l’une des escales, dans sa première tournée, dans la région, pour tenter de relancer les négociations, en vue du règlement du conflit du Sahara Occidental. Accompagné, entre autres, de son envoyé personnel au Sahara Occidental, Christopher Ross, le SG de l’ONU, aura la lourde tâche de dégripper la voie diplomatique enrayée par les tentatives marocaines de désamorcer la volonté internationale de régler un dossier inscrit, depuis 1966, sur la liste des territoires non autonomes, et donc éligible à l’indépendance, selon les résolutions onusiennes. 
Au menu de ses rencontres, le Sud-coréen devait s’entretenir avec, notamment, le président sahraoui et secrétaire général du Front Polisario, Mohamed Abdelaziz, avant de se rendre à Bir Lahlou, dans les territoires sahraouis libérés, pour rencontrer la Mission de l’ONU, pour l’organisation du référendum au Sahara Occidental (Minurso). A Nouakchott, Ban Ki-moon avait rencontré le président mauritanien, lui rappelant la nature et l’objectif de sa visite qui permettra d’«impulser un nouveau souffle aux négociations» et «lancer les discussions» qui permettraient, le retour des réfugiés sahraouis, sur leurs terres. Des Sahraouis qui attendent, beaucoup, de l’initiative onusienne, faisant dire au chef des négociateurs sahraoui, Khatri Addouh, que la visite du chef de l’ONU serait l’occasion «pour voir comment pousser le processus de négociation et la recherche d’une solution pacifique au Sahara Occidental». Une visite, également, perçue comme une victoire diplomatique, si l’on croit la présidente du groupe parlementaire pour la fraternité Algérie-RASD, Saida Bounab, qui a déclaré que «la visite de Ban Ki-moon, dans la région notamment, aux camps des réfugiés sahraouis, est une grande victoire pour le Front Polisario et les pays qui le soutiennent dans son combat contre l’occupant». 
L’autre partie du conflit, le Maroc, avait refusé de rencontrer Ban Ki-moon. Rappelons que l’annonce avait été faite par l’ONU, mettant fin, ainsi, au suspense entretenu par Rabat autour de cette escale. «Le secrétaire général n’ira pas à Rabat. Le roi ne sera pas là», a notamment déclaré, à ce propos, le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric. 
Dans son agenda, Ban Ki-moon, avait envisagé de se rendre à Laayoune, principale localité du Sahara Occidental occupé, ainsi qu’à Rabat. Ce refus des Marocains de recevoir un homme qu’ils ne considèrent pas comme un allié, était prévisible, eux qui ont tenté, dans un premier temps, d’entraver la visite du SG, en allant, jusqu’à lui choisir certaines régions, à visiter, selon l’universitaire sahraoui, Mustapha Baba Sayed, professeur à l’Université Alger 3, dans une déclaration faite à la presse. Il précisera que l’idéal pour le régime marocain aurait été que la visite intervienne après la publication du rapport du Conseil de Sécurité, sur l’examen du renouvellement du mandat de la Minurso, présente sur place depuis 1991, afin de veiller, principalement, au respect du cessez-le-feu, entre le Maroc et le Polisario. 
Ces atermoiements des autorités marocaines ont pour objectif de gagner du temps jusqu’à expiration du mandat de l’actuel secrétaire général de l’ONU, mais, aussi, de miser sur le prochain président américain, favorable à la solution marocaine, a, également, expliqué le représentant du Front Polisario, auprès de l’ONU, Ahmed Boukhari. Des tentatives vaines puisque M. Dujarric avait indiqué qu’outre la situation humanitaire des réfugiés sahraouis, la visite du SG de l’ONU, dans la région, s’inscrira, également, dans le cadre de la préparation du prochain rapport sur la situation au Sahara Occidental qu’il doit présenter, en avril, au Conseil de Sécurité. Ban Ki-moon sera, à partir d’aujourd’hui et jusqu’à demain, à Alger où il aura des discussions avec plusieurs hauts responsables. 
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Le SG de l’ONU : Ban Ki-moon à Alger dès aujourd’hui La question du Sahara occidental au cœur des discussions
Le SG de l’ONU Ban Ki-moon entame dès aujourd’hui une visite de deux jours dans notre pays. Cette visite a été précédée par celle de l’envoyé personnel du Secrétaire général de l’ONU pour le Sahara occidental, Christopher Ross, dans la région dont l’Algérie.
La question du Sahara occidental et les perspectives de son règlement seront bien au centre des discussions du SG de l’ONU et les responsables Algériens. La situation dans la région, en Afrique et au Moyen-Orient sera aussi passée en revue à l’occasion de cette visite. Le Secrétaire général de l’ONU échangera également avec ses interlocuteurs algériens sur le terrorisme et la menace qu’il fait peser sur la paix et la sécurité internationales.
D’autre part, la coopération entre l’Algérie et le système des Nations unies et les moyens de sa promotion sera également à l’ordre du jour des discussions de M. Ban Ki-moon à Alger dès aujourd’hui. D’ailleurs, le Secrétaire général des Nations unies a entamé hier sa visite dans les camps des réfugiés, ensuite dans les territoires libérés de Bir Lehlou, dans le cadre sa tournée dans la région qui le conduira donc aujourd’hui en Algérie pour parachever son rapport sur la situation au Sahara occidental qu’il soumettra au Conseil de sécurité en avril prochain. Après avoir été reçu vendredi à Nouakchott par le président mauritanien, Mohamed Ould AbdelAziz, Ban Ki-moon a déclaré que sa visite dans la région visait à relancer les négociations pour le règlement du conflit au Sahara occidental à travers l’organisation d’un référendum sur l’autodétermination du peuple sahraoui. 
Ce que demandent les Sahraouis
Selon le plan de cette quatrième visite du genre, après celle effectuée par, Pérez De Cuellar, Botross Botross Ghali et de Koffi Annan, M. Ban devait être accueilli hier à l’Aéroport de Tindouf, avant de rejoindre le camp des réfugiés sahraoouis.
Ca sera l’occasion pour M. Ban de prendre connaissance des conditions de travail de cette mission onusienne, précise le plan de visite Après avoir échoué dans sa tentative d’annulation de cette visite dans la région, pourtant approuvée par le Conseil de sécurité, le Maroc a essayé de la renvoyer à juillet de sorte qu’elle n’influera pas sur le prochain rapport de Ban Ki-moon et sur le renouvellement du mandat de la Minurso, prévu en avril.
Ainsi donc la situation des droits de l’Homme au Sahara occidental, l’exploitation illégale par le Maroc de richesses sahraouies et l’organisation du référendum sur l’autodétermination, sont les trois dossiers qui seront abordés par les responsables sahraouis et le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon.
La visite de M. Ban Ki-moon de Smara (camps des réfugiés) et des territoires libérés (Bir Lehlou), prouve l’importance de la question sahraouie et démontre les efforts et la détermination de l’ONU pour mettre un terme à cette colonisation marocaine.
M. Ban Ki-moon a donc effectué hier une visite dans les camps des réfugiés sahraouis et dans les territoires libérés à Bir Lehlou. Lors de cette rencontre avec M. Ban, les responsables sahraouis vont insister sur l’urgence de l’organisation du référendum de l’autodétermination du peuple sahraoui.
La Minurso doit achever sa mission pour laquelle a été engagée depuis 1991, en organisant un référendum d’autodétermination du peuple sahraoui. Et cette question devrait également être abordée avec M.Ban, à l’occasion de sa visite. Dans une récente déclaration à l’APS, le Ministre sahraoui des Affaire étrangères, Mohammed Salem Ould Salek, avait déclaré que la République arabe sahraouie démocratique (RASD) a démontré, après quarante ans de sa proclamation, que la RASD était une réalité nationale, régionale et internationale.
Le chef de la diplomatie sahraouie a expliqué dans ce même ordre d’idée que le peuple sahraoui était toujours indépendant comme il a été confirmé par la Cour de justice internationale, lorsqu’elle avait rendu son verdict dans lequel elle avait affirmé que le Sahara occidental n’a jamais fait partie du Maroc, alors que le peuple sahraoui avait proclamé sa République après un combat contre le colonisateur espagnole.
 » La proclamation de la RASD est conforme avec la légalité internationale et aujourd’hui la communauté internationale et l’ONU ne reconnaissent pas la +prétendue+ souveraineté de l’occupant marocain sur le Sahara occidental  », a-t-il encore soutenu.
Une réalité régionale, selon le diplomate sahraoui, parce que l’environnement avoisinant la RASD ne reconnait pas également cette souveraineté marocaine sur ces territoires, comme elle est une réalité continentale, du fait que la République sahraouie est un membre à part entière de l’Union africaine (UA), et membre fondateur de cette institution, a notamment expliqué Ould Salek qui a rappelé que le Maroc se trouve aujourd’hui le seul pays africain qui n’est pas membre de l’UA. Le Sahara occidental est reconnu par plus de 84 pays à travers le monde, faisant qu’il est une réalité internationale, a-t-il noté dans le même contexte.
Il a rappelé que lors du 14ème congrès du Front Polisario, les Sahraouis étaient unanimes sur des objectifs et des priorités à mener désormais, expliquant que la première des priorités est l’indépendance du peuple sahraoui et que le Front polisario est le représentant légitime du peuple sahraoui.
Le responsable sahraoui s’est félicité, par ailleurs, des décisions prises récemment par la Cour de justice européenne (CJUE) et du Parlement européen, et du soutien de toutes les organisations internationales des droits de l’Homme qui condamnent le Maroc pour ces violations quotidiennes contre les Sahraouis pacifistes.
 » Toutes ces organisations appellent à l’organisation du référendum ‘autodétermination du peuple sahraoui, le plus vite possible  », a-t-il encore dit, concluant que la seule solution pour le conflit passe par l’exercice du peuple sahraoui de son droit légitime à l’autodétermination.
D’autre part, il est important de rappeler que dans un message lu en son nom à l’occasion de la session inaugurale 2016 du Comité spécial de décolonisation de l’ONU, le 26 février dernier, le Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, avait affirmé, à New York, que le colonialisme est une « priorité urgente » pour la communauté internationale et dont l’élimination exige une « action rapide ».
« Les résolutions successives de l’Assemblée générale reflètent la volonté de longue date des Nations Unies pour mettre fin à la colonisation. Cette priorité urgente exige une action rapide », a déclaré le chef de l’ONU.
« Nous devons faire mieux, en se concentrant sur la réalisation des actions approuvées par l’Assemblée générale », a-t- il réaffirmé, en soulignant que « la communauté internationale avait les moyens d’éradiquer le colonialisme ». Le secrétaire général de l’ONU a encouragé ce Comité spécial à intensifier son dialogue sur l’action à mener pour imprimer l’élan qu’il faut à la décolonisation. 
Position constante de l’Algérie
Enfin, il y a quelques jours, le ministre des Affaires maghrébines, de l’Union africaine et de la Ligue des Etats arabes, Abdelkader Messahel, avait bien rappelé la position constante de l’Algérie pour un règlement politique « juste et durable » qui pourvoie à l’autodétermination du peuple du Sahara Occidental.
M. Messahel qui a reçu l’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara Occidental, Christopher Ross, en visite en Algérie dans le cadre des consultations régulières qu’il mène en vue du règlement du conflit au Sahara Occidental, a rappelé « la position constante de l’Algérie pour un règlement politique juste et durable qui pourvoie à l’autodétermination du peuple sahraoui », indique un communiqué du ministère des Affaires étrangères.
M. Messahel a réitéré également l’appui de l’Algérie aux efforts du secrétaire général de l’ONU et de son envoyé personnel pour relancer le processus de règlement politique de la question du Sahara Occidental.
Il a situé la responsabilité « première et entière » des Nations Unies dans le règlement définitif de ce conflit sur la base du respect du droit international et de la doctrine des Nations Unies en matière de décolonisation.
Le ministre a tout particulièrement insisté sur « le droit du peuple du Sahara Occidental à s’exprimer librement sur le devenir de son territoire à travers un référendum d’autodétermination, tel que prévu par les résolutions pertinentes des Nations Unies ».
Il a également appelé les Nations Unies à « prendre en considération la position de l’Union africaine ainsi que celle, désormais, adoptée par les institutions de l’UE sur la question ».
Saïd B.
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L’appel d’Alger au SG et au Conseil de sécurité de l’ONU : « Agir pour mettre fin à la colonisation »
Un appel a été lancé, hier, à partir d’Alger, aux Nations unies, à son Secrétaire général et aux membres de son Conseil de sécurité, pour agir par l’organisation d’un référendum au Sahara occidental, et ce, en application du Droit international pour une question de décolonisation inscrite sur l’agenda onusien, en vue de mettre un terme à la colonisation marocaine au Sahara occidental, dernière colonie en Afrique. Les présents à la rencontre citoyenne de solidarité avec le peuple sahraoui et à son droit à l’autodétermination ont adressé une lettre au Secrétaire général des Nations unies et aux membres du Conseil de sécurité leur demandant d’agir pour «amener l’occupant marocain à se conformer à la Légalité internationale», «le respect et l’application des Résolutions de l’Assemblée générale de l’ONU et de son Conseil de sécurité, notamment la Résolution 1514 sur l’octroi de l’indépendance», et «qu’il soit mis un terme aux violations par le Maroc des droits de l’Homme des Sahraouis dans les territoires occupés», ont précisé les rédacteurs de cette lettre. Organisée par l’Assemblée populaire de la commune d’Alger-Centre, jumelée avec la wilaya, El-Ayoune, de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) et le groupe parlementaire (APN) de fraternité Algérie-RASD, les initiateurs ont voulu que la rencontre se tienne le jour (hier, ndlr) de l’arrivée de Ban Ki-moon, SG de l’ONU, aux camps des réfugiés sahraouis, à Smara, pour se rendre par la suite à Bir-Lehlou, dans les territoires libérés du Sahara occidental. La conférence de soutien à la cause et au combat du peuple sahraoui pour son indépendance a vu, outre la présence des représentants des deux institutions algériennes précitées, le président et les élus de la commune d’Alger-Centre et les députés, dont Mme Bounab, celle de responsables d’autres institutions du pays. Il s’agit de membres de la Commission nationale consultative de protection et de promotion des droits de l’Homme (CCPPDH), dont son président Kesentini, de ceux du Croissant-Rouge algérien (C-RA), sa présidente Benhabyles, le président de l’Assemblée populaire de wilaya d’Alger, Zaïm, de représentants de la société civile, ainsi qu’une délégation d’étudiants de pays africains et une délégation sahraouie, conduite par Mohamed Chikh, chargé d’Affaires à l’ambassade de la RASD, à Alger. Pour les rédacteurs dudit appel, le temps est venu pour que la communauté internationale, son SG et son Conseil de sécurité «agissent» pour mettre un terme aux souffrances du peuple sahraoui, lequel «aspire à vivre indépendant et libre sur ses terres, le Sahara occidental», ont indiqué les intervenants, à l’instar des autres peuples du monde. La décolonisation de la dernière colonie en Afrique est «incontournable», ont souligné les présents, ne manquant pas de rappeler que l’Histoire est riche en leçons et enseignements, en ce sens. Et la présence d’etudiants de différents pays africains, à la rencontre d’hier, qui a eu lieu dans un espace hautement symbolique, le Centre culturel Larbi-Ben-M’hidi, démontre que la déclaration «tant que la décolonisation du Sahara occidental n’est pas achevée, c’est toute l’Afrique qui est encore colonisée», demeure vivace dans l’esprit des peuples africains, dont ceux présents à cette rencontre. Le SG de l’ONU, dont la tournée a été entravée par l’occupant marocain, craignant de le voir saisi et interpellé par le dure quotidien des Sahraouis dans les territoires encore sous la colonisation marocaine, qui se manifeste, à l’instar des autres systèmes coloniaux dans l’Histoire des peuples, par le bâton, le fer et le déni de tout un peuple. C’est pourquoi, les signataires de la lettre adressée à Ban Ki-moon et aux membres du Conseil de sécurité, il est demandé d’élargir le mandat de la ission des Nations unies pour le référendum au Sahara occidental (Minurso) à la surveillance des droits de l’Homme au Sahara occidental, à l’instar des autres Missions de l’ONU, déployées dans des régions du monde. Insistant, par ailleurs, dans leur missive en question, à agir pour «amener» la Monarchie marocaine à «se conformer aux décisions de la Légalité internationale» laquelle dicte l’organisation du référendum d’autodétermination pour une question de décolonisation inscrite à l’ONU. Une demande qui intervient, faut-il le noter, en prévision du rapport sur le Sahara occidental que rédigera le SG de l’ONU au terme de sa tournée précitée, pour les membres du Conseil de sécurité qui se réuniront avant fin avril prochain sur la question.
Karima Bennour
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Ban Ki-moon dans les camps de réfugiés sahraouis : Les Nations unies face à leurs responsabilités
Les Nations unies devraient se confronter, depuis la visite de son Secrétaire général, Ban Ki-moon, entamée hier dans les camps de réfugiés sahraouis à Tindouf et à Bir Lehlou (territoires libérés), devant leurs responsabilités pour relancer les négociations en faveur du règlement de ce vieux conflit.
Ce déplacement de M. Ban, est perçu par les Sahraouis comme une nouvelle ère et pour qu’elle soit un message fort à l’adresse de l’occupant marocain qui ne cesse de dresser des obstacles devant les efforts de la communauté internationale pour résoudre le conflit. Le Secrétaire général de l’ONU a entamé sa tournée dans la région par Nouakchott où il a rencontré vendredi des hauts responsables mauritaniens, à leur tête le président, Mohamed Ould Abdel Aziz. Il a affirmé qu’il se trouvait dans la région pour « s’entretenir de la situation au Sahara occidental », précisant qu’il comptait « visiter la Minurso et les camps de réfugiés sahraouis ». 
Il a souhaité à ce propos que sa visite dans la région permettra de « relancer les négociations en faveur du règlement de ce vieux conflit pour que les réfugiés retournent rapidement auprès des leurs au Sahara Occidental », estimant que « la situation au Sahara Occidental progresse de manière tangible. » Il doit également rencontrer le président sahraoui Mohammed Abdelaziz et le personnel des Nations Unies activant dans la région ainsi que le groupe de la Mission de l’ONU pour l »organisation du référendum au Sahara occidental (Minurso). Selon le programme établi, le SG de l’ONU sera, aujourd’hui et demain, en Algérie où il aura des discussions avec plusieurs hauts responsables, selon des sources onusiennes.
Droits de l’homme, exploitation illégale des richesses… 
Pour le chef des négociateurs sahraouis, Khatri Addouh, cette visite de M. Ban, serait l’occasion « pour voir comment pousser le processus de négociation et la recherche d’une solution pacifique au Sahara occidental », entre les deux parties au conflit, le Maroc et le Front Polisario. Tandis que pour le Premier ministre sahraoui, Taleb Omar, la question sahraouie s’apprête à entamer une nouvelle étape notamment après avoir acquis plus de reconnaissance au niveau régional et international et après que « le Maroc s’est avérée une partie entravant la solution pacifique à travers son refus de la visite de Ban Ki-moon ». La situation des droits de l’Homme au Sahara occidental, l’exploitation illégale par le Maroc de richesses sahraouies et l’organisation du référendum sur l’autodétermination, sont les trois dossiers qui seront abordés par les responsables sahraouis et le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon. 
Inscrit depuis 1966 sur la liste des territoires non autonomes, et donc éligible à l’application de la résolution 1514 de l’Assemblée générale de l’ONU portant déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et peuples coloniaux, le Sahara occidental est la dernière colonie en Afrique, occupée depuis 1975 par le Maroc, soutenu par la France. 
Synthèse Sid Ali N./Agence
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