La Visite de Ban Ki-moon en Algérie suscite la réprobation du Makhzen

Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, effectuera le 6 mars prochain une visite en Algérie. Un rendez vous crucial qui avait été annoncé conjointement par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale Ramtane Lamamra, ainsi l’envoyé personnel du SG de l’ONU pour le Sahara Occidental, Christopher Ross.
En effet, la visite attendue de Moon a suscité une réelle controverse du côté marocain, et sera d’une extrême importance pour le règlement du conflit du Sahara Occidental qui empoisonne les relations entre le pays du Maghreb et notamment entre Alger et Rabat. Le coté marocain ne voit pas cette visite du bon œil, en particulier que ces derniers temps le SG de l’ONU n’a pas manqué d’emmètre des réserves sérieuses sur la politique menée par le Maroc dans les territoires occupés.
La tension est montée même d’un cran, lorsque l’ONU a donné instructions fermes à tous ses diplomates de ne pas participer au fameux forum de Cran Montana prévu dans la ville de Dakhla. Des instructions qui signifient clairement que l’ONU ne reconnaît aucune autorité du Maroc sur les territoires sahraouis. Ce même Maroc qui a aussi auparavant mis en doute ce qu’il a qualifié de neutralité de l’envoyé spécial de l’ONU, Christopher Ross, avant que n’intervienne le SG onusien pour remettre les choses au clair et signifier clairement aux Marocains que M. Ross n’a pas à épouser les thèses marocaines pour être accepté par Rabat.
Le chef de la délégation sahraouie aux négociations avec le Maroc pour le règlemenet du conflit au Sahara occidental, Khatri Addouh, a souhaité lundi à Smara, que la prochaine visite du Secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon dans la région, début mars, soit un « message fort » à l’adresse de l’occupant marocain qui ne cesse de dresser des obstacles devant les efforts de la communauté internationale.
«Nous espérons qu’elle (la visite du SG de l’ONU) soit un message fort, que nos frères marocains comprennent une fois pour toutes, qu’il faut reconnaître d’abord qu’ils ont commis l’erreur d’envahir un territoire qui ne leur appartient pas au détriment de la légalité internationale mais aussi au détriment du droit d’un peuple à l’autodétermination », a déclaré Khatri Addouh en marge d’une conférence qu’il a tenue à Smara à l’occasion du Marathon pour le Sahara Occidental.