Réactions de la presse algérienne aux déclarations de Nicolas Sarkozy

Il récidive une fois de plus – Sarkozy « crache son venin » sur l’Algérie
Au moment où le président français, François Hollande, a réitéré sa détermination, dans un message adressé au président Abdelaziz Bouteflika, à coopérer avec l’Algérie pour assurer un développement durable et économique, de son côté, l’ancien président français, Nicolas Sarkozy, s’en prend de nouveau à l’Algérie. Et ce n’est pas une première…
Pour rappel, les propos provocateurs, tenus lors de sa dernière visite à Tunis, lui ont valu une très vive polémique et de se retrouver sous les feux des critiques les plus virulentes. Et pour tenter de se justifier, l’ancien résident de l’Elysée, s’est expliqué officiellement au sujet de ses propos sur l’Algérie, dans un entretien accordé au magazine français d’extrême-droite Valeurs Actuelles. Et comme le dit notre adage : 
« Le percussionniste n’oublie jamais de bouger ses épaules ». Nicolas Sarkozy revient encore une fois à la charge lors d’une conférence de presse tenue aux Emirats arabes unis, en revenant sur le conflit au Sahara occidental. Selon lui, « cette zone fermée aurait dû être un véritable marché commun qui comprendrait, dans un premier temps, le Maroc, l’Algérie et la Tunisie ». « Vous savez que la position de la France a toujours été de soutenir la marocanité du Sahara occidental. 
On aurait du mal à me convaincre de la nécessité d’une République sahraouie dans une région du monde minée par le terrorisme », a-t-il dit. En ce qui concerne l’Algérie, Nicolas Sarkozy a affirmé que son « développement et sa modernisation sont toujours mis en cause et ce, en dépit de ses potentialités et de sa population extraordinaire ». Sarkozy prouve, une fois encore, qu’il ne porte pas l’Algérie dans son coeur et il n’y a qu’à se rappeler de la difficulté de la relation entre les deux pays durant son mandat pour s’en convaincre. 
De 2007 à 2012 les relations entre la France et l’Algérie n’ont jamais été au beau fixe même si le président français a effectué une visite d’État au mois de décembre de 2007. Nicolas Sarkozy a provoqué l’Algérie en tenant des propos malveillants. Des propos qui lui sont préjudiciables, si on se mesure aux valeurs françaises qu’il n’a jamais véhiculées. 
C’est dire que l’ancien locataire de l’Elysée n’a rien à voir avec la France officielle, qui constitue un exemple sur les droits de l’Homme. C’est son histoire, c’est son message pour porter les libertés fondamentales, c’est son combat, c’est aussi son honneur. Dans ce temple des Nations unies, la France est le gardien d’un idéal, et celle d’une conscience. La lourde responsabilité et l’immense honneur qui sont les siens. 
Et qu’en est-il de Monsieur Sarkozy ? Apparemment, l’ancien président français, voudrait tourner le dos aux valeurs de ses aïeux. Sinon qu’a-t-il de français alors ? Sarkozy tire la politique vers le bas et nuit à cet esprit français crédité d’intelligence et de finesse. Il l’a prouvé en Tunisie et il l’a approuvé aux Emirats arabes unis.
Par : AMMOUR IDIR
Le Midi Libre, 17/01/2016
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IL L’ACCUSE D’AVOIR “SABOTÉ» L’UNION POUR LA MÉDITERRANÉE
Sarkozy s’en prend encore à l’Algérie
La nouvelle sortie anti-algérienne de l’ancien président français Nicolas Sarkozy a été abondamment commentée par les médias marocains. Se faisant l’avocat du Makhzen lors d’une conférence animée au Centre émirati des études et recherches stratégiques, moyennant financement, le chef de file des Républicains a reproché à l’Algérie de maintenir sa frontière terrestre fermée avec son voisin de l’ouest. 
Selon les médias marocains, Nicolas Sarkozy aurait estimé que «cette fermeture des frontières a joué contre une nécessaire intégration maghrébine au moment où le Maroc, par la voie qu’il a suivie sous le règne de Mohammed VI, a tout fait pour s’imposer en modèle de développement économique et social, et en acteur incontournable pour la sécurité et la stabilité d’une région très sensible».Sarkozy a également, soutenu que l’«entêtement de l’Algérie n’a pas joué seulement contre l’intégration régionale au Maghreb, mais également contre de grandes initiatives dans le pourtour méditerranéen». Ainsi, Alger aurait «fait capoter le projet de l’Union pour la Méditerranée» 
Nicolas Sarkozy est porté aux nues au Maroc. Il a été qualifié par les médias du royaume d’«ancien chef d’Etat qui connaît les sujets dont il parle et qui a eu entre les mains des dossiers confidentiels». Les journaux marocains qui rapportent l’information, s’enorgueillissent, par ailleurs, de ce que Nicolas Sarkozy ait dénoncé comme «une chose inacceptable» en évoquant un «micro-Etat» et «une entité étrangère», faisant allusion au Sahara Occidental occupé. 
Selon nos confrères marocains qui ont couvert l’événement – ou qui en ont eu des échos –, Sarkozy aurait affirmé qu’il «était» et qu’il «est toujours pour la marocanité du Sahara» depuis qu’il a «visité Laâyoune en 1991». 
Les propos de celui qui a transformé la Libye au chaos, l’ayant livré aux hordes terroristes, confirment la ligne foncièrement pro-marocaine du parti que préside cet homme politique français dont un retour peu probable aux affaires en 2017 mettrait toute la région de la Méditerranée en danger. 
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Nicolas Sarkozy s’en prend à nouveau à l’Algérie 
Usant d’un verbiage colonial et flattant l’ego du Maroc
Quelle mouche a donc piqué l’ancien président français pour s’en prendre à nouveau à l’Algérie ? Participant à une conférence consacrée au « monde aujourd’hui », tenue récemment aux Emirats arabes unis, Nicolas Sarkozy est revenu sur le projet d’Union pour la Méditerranée (UPM) qu’il avait lancé en juillet 2008. Dans ce cadre, il a déploré la fermeture, depuis 10 ans, de la frontière entre l’Algérie et le Maroc, sans faire cas, à aucun moment, de la responsabilité des autorités de Rabat dans la décision de fermeture. 
L’ancien président français a même joué dans la simplification, réduisant celle-ci au seul conflit au Sahara occidental. Et, profitant de la présence d’ambassadeurs accrédités aux Emirats et d’hommes d’affaires, le président de l’UMP devenu parti des Républicains (droite) a affiché ses préférences pour le voisin de l’Ouest, soutenant que « tout le monde n’a pas la chance d’avoir un souverain comme le roi du Maroc ». 
Celui qui n’a jamais admis que l’Algérie ne soit pas tombée dans la bourrasque du printemps arabe a usé d’un langage vicieux, qui rappelle un certain verbiage colonial, encensant Mohammed VI qui « a modifié la Constitution au moment du printemps arabe » et « pris des risques politiques considérables qui ont garanti la paix au Maroc ». Par ailleurs, Sarkozy a clairement exposé ses couleurs, réaffirmant son soutien à Rabat et motivant son alignement par une vérité non démentie par les associations françaises de soutien au peuple sahraoui : « La position de la France a toujours été de soutenir la marocanité du Sahara occidental. » Mais le malheureux candidat à la présidentielle de 2012, qui ne cache plus ses ambitions pour 2017, s’est placé en porte-à-faux des nombreux rapports constatant et dénonçant les violations des droits de l’homme dans les zones sahraouies occupées, en déclarant : « On aurait du mal à me convaincre de la nécessité d’une République sahraouie dans une région du monde minée par le terrorisme. » 
Sarkozy, celui-là même qui, avec l’aide de Bernard Henry-Lévy, est derrière le chaos en Libye et qui aspire à revoir les accords d’Evian, a encore dérapé sur l’Algérie. Comme en juillet 2015 à Tunis, il a tenté de mener sa campagne anti-algérienne, se faisant cette fois l’avocat du Maroc. Laissant de côté les « affaires » qui le menacent, ainsi que les problèmes et défis auxquels fait face la France, l’ex-chef d’Etat s’est prêté à une évaluation sur notre pays, « si riche de ses potentialités et d’une population extraordinaire », en estimant que « la question de son développement et de sa modernisation est posée ». Une question destinée à justifier la relance de son projet de l’UPM, en imputant la responsabilité à notre pays dans le sabordage de cette construction. « La priorité de la politique de la France doit être tournée vers la Méditerranée et je regrette que mon projet d’Union pour la Méditerranée ait été abandonné », s’est-il plaint. Décidément, Sarkozy a raté l’occasion de se taire… encore une fois ! 
Hafida Ameyar 
Liberté, 17/01/2016
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APRES AVOIR REÇU UNE VILLA A MARRAKECH EN GUISE DE CADEAU DE M6 : Sarkozy critique à nouveau l’Algérie

Ainsi, Nicolas Sarkozy est sommé par le roi du Maroc a joué le rôle ‘’Meddah’’ et le mercenaire politique pour payer ses pots de vin reçus par l’Emir des mouaminines du royaume chérifien. Le payement de ces critiques contre l’Algérie a été payé cash, une villa somptueuse à Marrakech …
Nicolas Sarkozy a encensé le roi du Maroc Mohamed VI lors d’une conférence à Abu Dhabi aux Emirats Arabes unis, mercredi 13 janvier. « La France a toujours soutenu la marocanité du Sahara. On aurait du mal à me convaincre de la nécessité d’une République sahraouie dans une région du monde minée par le terrorisme », a-t-il dit. 
Selon lui, cette zone fermée aurait dû être un véritable marché commun qui prendrait dans un premier temps le Maroc, l’Algérie et la Tunisie. Il a pris des risques politiques considérables qui ont garanti la paix au Maroc », a-t-il dit tout en critiquant l’Algérie et ses gouvernants, « Je ne dirais rien sur l’Algérie que j’aime beaucoup. Dès qu’on dit un mot, ça devient une polémique. « Mais la question de son développement et de sa modernisation est posée », a remarqué Sarkozy. 
Mais pour qui réciter son ‘’zabour’’ ?tout le monde sait que Nicolas Sarkozy est un mercenaire politique du Maroc il doit payer pour critiquer l’Algérie. La preuve, en 2012, il avait reçu une villa à Marrakech, cadeau d’une entreprise détenue conjointement, à l’époque des faits, par un groupe émirati et par un holding de Mohammed VI. La villa de rêve à Marrakech, somptueux cadeau qu’aurait reçu Sarkozy en fin de mandat à l’occasion de la naissance de sa fille Giulia, et où il séjournait de manière saisonnière en compagnie de sa femme Carla Bruni, est selon des sources marocaines, un présent de Mohammed VI. En plus, le roi du Maroc avait pour habitude d’inviter régulièrement Nicolas Sarkozy et sa famille dans un de ses palais de Marrakech, le Jnane Kébir, niché dans la Palmeraie.
Réflexion, 16/01/2016