« Le Royaume Uni est très actif sur la question de la surveillance des droits de l’Homme au Sahara et sur la question de l’accès de la MINURSO aux interlocuteurs » (note confidentielle)

La position du Royaume Uni sur le conflit du Sahara Occidental est qualifíée comme « très actif sur la question de la surveillance des droits de l’Homme au Sahara et sur la question de l’accès de la MINURSO aux interlocuteurs ».

Texte intégral de la note distribuée par la Direction des Nations Unies et des Organisations Internationales, Division des Nations Unies, du Ministère des Affaires Etrangères du Maroc.

Fiche multilatérale
sur
le Royaume Uni
  1. Question nationale 
  • Le Royaume Uni ne reconnaît pas la pseudo rasd, et se dit en faveur d’une solution politique mutuellement acceptable qui respecte l’autodétermination du « peuple sahraoui ».
  • Londres soutient les dernières propositions de M. Ross s’agissant de la diplomatie de navette.
  • Le Royaume Uni est très actif sur la question de la surveillance des droits de l’Homme au Sahara et sur la question de l’accès de la MINURSO aux interlocuteurs.
  • Le Royaume-Uni se félicite des efforts du Maroc sur la promotion et la protection des Droits de l’Homme.
  1. Questions multilatérales 
  1. Réforme du Conseil de sécurité
  • Londres estime que le Conseil de sécurité doit être réformé pour refléter les nouvelles données mondiales.
  • Le Royaume-Uni est favorable à l’attribution d’un siège permanent au Brésil, l’Inde, l’Allemagne et au Japon ainsi qu’à une représentation africaine.
  1. Opérations de Maintien de la Paix (OMP)
  • Pour la période 2013-2015, le Royaume-Uni est le 3ième contributeur au budget des opérations de maintien de la paix des Nations Unies derrière les Etats Unis d’Amérique et le Japon avec 6.68 %.
  • Le Royaume-Uni se classe actuellement au 44ème rang des pays contributeurs en troupes aux missions de maintien de la paix des Nations Unies, avec 282 soldats répartis entre la FISNUA (Soudan), la MINUSS(Soudan du Sud), la MONUSCO(RDC) et l’UNFICYP(Chypre).
  • Le Royaume-Uni insiste sur le rôle de la diplomatie préventive dans la résolution des conflits.
  1. Désarmement et non-prolifération
  • Le Royaume-Uni déclare qu’il est improbable de renoncer de manière unilatérale à l’arme atomique ;
  • Le Royaume-Uni a proposé un Pacte mondial sur l’arme atomique, à la 64ème session de l’Assemblée générale de l’ONU, et ce pour faire face à la prolifération nucléaire.
  • Le Royaume-Uni, fervent défenseur de l’adoption d’un traité sur le commerce des armes, soutient l’établissement de normes internationales pour l’importation et l’exportation et le transfert des armes ;
  • Le Royaume-Uni estime que la non-prolifération et le désarmement ne sont pas contradictoires mais complémentaires et qu’il est primordial de s’assurer de la mise en œuvre des résolutions du Conseil de sécurité.
  • Le Royaume-Uni considère que tous les Etats doivent adhérer au régime de l’AIEA.
  1. Développement
  • Le Royaume-Uni se prononce contre les mesures protectionnistes et encourage la mise en place de nouvelles stratégies prenant en compte l’interdépendance des économies et permettant un meilleur accès au marché mondial ainsi que la promotion du développement des économies les moins développées.
  1. Environnement/Changements climatiques
  • Le Royaume-Uni a proposé une nouvelle approche de financement de l’action contre le changement climatique qui devrait fournir à partir de sources publiques et privées près de 100 milliards de dollars par an d’ici à 2020.
  1. Questions régionales
  1. Moyen Orient
  • Le Royaume-Uni soutient les efforts des Etats-Unis dans la relance du processus de paix entre Israël et l’Autorité palestinienne.
  • Le Royaume-Uni estime que la responsabilité d’une paix juste et durable n’incombe pas seulement aux israéliens et aux palestiniens, mais aussi à tous les Etats de la région.
  • Londres a déclaré que la paix ne sera obtenue que par le biais de compromis dans le cadre de négociations.
  • Le Royaume Uni soutient le droit des Palestiniens à la création de leur propre Etat et le droit d’Israël à la sécurité.
  1. Printemps Arabe
  • Le Royaume-Uni estime que la stabilité du monde arabe a un impact sur la sécurité internationale.
  • Le Royaume-Uni estime que les peuples arabes ont des aspirations claires notamment : They want transparency and accountability of government.la transparence et la responsabilisation du gouvernement,An end to corruption. la fin de la corruption, la chance d’obtenir un emploi et d’avoir une participation dans la façon dont leur pays est dirigé.
  • Londres estime qu’il faut toujours agir avec soin quand il s’agit des affaires intérieures d’un Etat souverain, mais il ne faut pas permettre que cela soit une excuse pour l’indifférence face à un régime.
  1. Libye
  • Londres estime que la Libye après la chute de Kadhafi est un contre exemple pour ceux qui disent qu’il y a eu trop peu de progrès avec le déclenchement du printemps arabe.
  • Le Royaume-Uni souligne la responsabilité de l’Afrique dans l’accompagnement de la nouvelle Libye.
  1. Syrie
  • Le Royaume-Uni a « salué » l’accord entre les Etats-Unis et la Russie sur les armes chimiques en Syrie et veut une résolution «forte et contraignante» à l’ONU pour mettre en forme l’accord américano-russe sur le désarmement chimique de la Syrie.
  • Le Royaume-Uni est en faveur d’une action du Conseil de Sécurité et estime que le respect de la souveraineté nationale ne doit pas être une excuse pour ne pas agir.
  • Londres estime que la fréquence croissante du conflit interne ne diminue en rien la responsabilité de protéger la population civile.
  • Londres estime qu’Al Assad est un dictateur qui réprime son peuple, dirigeant par un contrôle non pas du consentement, mais du pillage des richesses nationales, tout en privant les gens de leurs droits et libertés fondamentaux.
  • Londres estime que la dictature actuelle en Syrie finançait le terrorisme à l’étranger et rendait la région plus dangereuse notamment par la colère contre leurs voisins, Israël et l’Occident.
  • Le Royaume Uni estime que le printemps arabe a déclenché en Syrie un tourbillon de violence et de haine sectaire qui possède le potentiel de détruire toute la région.
  • Londres estime que la Syrie présente aujourd’hui de sérieux défis, et que le seul moyen de sortir du cauchemar de la Syrie est d’avancer vers la transition politique et de ne pas abandonner la cause de la liberté.
  • Le Royaume Uni estime que l’avenir de la Syrie se fera sans Assad, et sera fondé sur le consentement mutuel comme clairement adopté à Genève en Juin.
  1. Iran (programme nucléaire)
    • Londres estime que le programme nucléaire iranien n’a aucune application civile crédible.
    • Le Royaume-Uni appelle l’Iran, à travers le groupe (5+1) sur l’Iran (Royaume-Uni, Etats-Unis, Chine, France, Allemagne et Russie), à coopérer avec le Conseil de sécurité de l’ONU et l’AIEA.
    • S’agissant du programme de missiles balistiques iranien, le Royaume-Uni a déclaré continuer malgré tout de privilégier le dialogue et la recherche d’une solution négociée avec l’Iran et que l’application de sanctions ciblées ne visait qu’à contraindre celui-ci à reprendre les pourparlers entamés le 1er octobre 2009.
    • Londres déclare que l’Iran continuera à être exposé à toute la force de sanctions et d’examens de l’ONU jusqu’à ce que le pays renonce à ses ambitions nucléaires.
    • Londres et Téhéran ont annoncé le lundi 11 novembre 2013 la relance de leurs relations diplomatiques suspendues par Londres depuis l’attaque en 2011 de l’ambassade du Royaume-Uni à Téhéran, à travers l’échange de chargés d’affaires « non-résidents ».
  1. Afghanistan
  • Selon Londres, il est nécessaire de maintenir la vigilance en Afghanistan, afin d’éviter que le pays ne serve de nouveau de base arrière à Al-Qaida.
  • Le Royaume-Uni a déclaré son plein engagement pour la paix et la reconstruction de l’Afghanistan à travers l’entérinement par la loi britannique de l’allocation de 0.7% du PIB national à l’assistance internationale pour le développement du pays.
  1. Les Iles Falkland (Malouines)

  • Londres considère que la souveraineté britannique sur les Malouines n’est pas négociable tant que la population des îles n’en a pas fait la demande expresse.
  • Aucun changement concernant le statut de ces îles ne peut se faire sans le consentement de ladite population (d’origine britannique et acquise à la position britannique).
  • C’est un territoire autonome ayant un partenariat formel avec le Royaume-Uni.