Double dilemme du Forum Mondial des Droits d’Hommes

Après le dilemme dont les autorités marocaines s’y sont trouvé avec la demande de la CODESA à travers sa présidente la fameuse Aminatou Haidar, ex-détenue politique nominée pour le prix Nobel en 2009 et défenseure sahraoui des droits humains, et après la décision faite par la Ligue Marocaine des Droits d’Homme de boycotter le Forum International des Droits d’Homme dans sa deuxième édition et qui prendra lieu à Marrakech, voilà encore une fois la plus grande association des droits d’hommes marocaine (AMDH) qui vient d’annoncer son boycott de ce forum. 
L’AMDH est accréditée à l’échelon mondiale et regroupe le plu grand nombre d’adhérents et filiales au Maroc. C’est la plus ancienne association des droits d’homme à l’échelon Arabe et elle adopte une approche différente du Makhzen par rapport à la question du Sahara Occidental demandant une solution démocratique à cette affaire s’alignant en faveur d’un referendum d’auto-détermination.
Ahmed el Haij, le président de l’AMDH, vient de déclarer dans une interview au journal marocain ‘Le Jour 24’ que ladite décision a été prise après une série de consultations menées par l’association, et après ce qu’il a considéré l’exclusion de la société civile marocaine de la préparation et de la planification du forum, ajoutant que le comité d’organisation du forum s’est focalisé seulement sur la convocation et la communication des dernières développements sans que la société civile offre des suggestions sur le forum.
Le même porte-parole a indiqué que ce forum aurait été une occasion d’ouvrir et se consulter sur les dossiers des droits d’homme au Maroc, mais ce qui est arrivé selon El Haij c’est que ce forum est entouré d’ambiguïtés, et les activités qui doivent normalement être menés auparavant sont absentes, sauf pour les deux rencontres de la délégation en charge des droits de l’homme qui a informé la société civile sur les derniers nouvelles.
Avec cette décision ferme de la plus grande association marocaine de boycotter le Forum International des Droits d’Hommes, le dilemme secoue non seulement les autorités marocaines, mais aussi les dirigeants de ce forum dite internationale.
Dans un pays de non-droit, dont la torture bas son plein dans ses geôles hideux et qui se fait aussi par procuration des puissances mondiales (USA) ; un pays qui fait fi de la communauté internationale par son occupation du Sahara Occidental, foule aux pieds les résolutions du Conseil de sécurité, commet à la quotidienne des crimes contre le peuple sahraoui opprimé et ajoutant à cela ce double boycott, ce forum est certainement dépourvu de son essence, les droits humains. 
Le roi du Maroc n’est pas vraiment doué.