Espoir, par Meziane Charef

La reprise du dialogue intermalien pour trouver une « solution globale et négociée » au problème des régions du nord du Mali, prévue aujourd’hui à Alger, s’annonce sous de meilleurs auspices si l’on se fi e aux déclarations du chef de la diplomatie algérienne, des dispositions affi chées par le gouvernement malien il ya quelques jours en marge de la réunion de la sixième session du Comité bilatéral stratégique algéro-malien sur le nord du Mali tenue le 21 août et les déclarations des groupes armés. 
Cette seconde phase, qui va consister en un dialogue de fond, devrait déboucher, comme l’escompte l’ensemble des acteurs qui seront présents à la réunion, sur un plan de règlement qui servira de base à l’élaboration d’un accord de paix. Et concernant l’étape de la fi nalisation de l’accord, comme l’a expliqué Ramtane Lamamra, elle consistera principalement à mettre en forme le plan de règlement et élaborer, dans les formes juridiques convenues, «un accord de paix global et défi nitif».
L’espoir de voir les pourparlers avancer positivement est d’autant permis que la première phase de dialogue tenue en juillet dernier à Alger a permis de baliser le terrain par la signature par le gouvernement du Mali et six mouvements politico-militaires du nord de ce pays de deux documents comportant «la feuille de route pour les négociations dans le cadre du processus d’Alger» et une «déclaration de cessation des hostilités ». Parce que la volonté d’arriver à une solution défi nitive à la crise malienne est présente chez tous les acteurs,
notamment après la libération des deux derniers otages algériens, signe du retour de l’infl uence de l’Algérie
dans la région et sa reprise en main de ce dossier, qu’une avancée notable des pourparlers est attendue. Ce n’est d’ailleurs pas sans raison que beaucoup de capitales, comme Paris, et d’instances comme l’ONU soutiennent les efforts d’Alger et affi chent un certain optimisme. 
«L’Algérie a mené avec un franc succès sa médiation en vue d’aboutir à la paix et à la stabilité dans ce pays. Les négociations vont prendre du temps, mais c’est déjà un processus qui s’est mis en place, ce qui constitue une sérieuse avancée », a estimé, à titre d’exemple, le chef de la mission de l’Organisation des Nations unies (ONU) au Mali (MINUSMA), Bert Koenders. Reste maintenant à savoir quelle influence aura la nuisance marocaine, un pays, qui pour avoir perdu pied dans la région, tente de torpiller ces pourparlers à travers des
réseaux qu’elle essaye d’activer.
Reporters.dz, 01/09/2014