« Au Maroc, les enfants sont moins chers » -activistes marocains-

Tags : Maroc, prostitution, pédophilie, pédocriminalité, tourisme sexuel,

Au Maroc, les violations des droits de l’homme sont monnaie courante. La paradoxe, c’est que ce pays compte actuellement parmi les membres du Comité de l’ONU pour les Droits de l’homme à Genève.

Pour vendre à une opinion publique marocaine bernée des choses aussi banales, le gouvernement marocain aspire à rejoindre en 2015 le Comité onusien sur les droits de l’enfant.

Cela ressemble le fait de confier au loup la tâche de garder le mouton. Le Maroc étant connu comme destination principale des pédophiles et du tourisme sexuel. D’ailleurs, Rabat a été épinglé en 2011 par un rapport américain dénonçant le trafic d’êtres humains cachés derrière les belles plages, le beau soleil et l’ombre des palmiers.

Le journal Knack.be a fait une enquête à Agadir, une ville qui a connu une grande expansion mais au détriment des droits les plus élémentaires des enfants des rues comme principale victimes de la prostitution enfantine. Une phénomène devenue « monnaie courante », selon Abdelkhalek Benzekri, vice-president de l’Association Marocaine des Droits Humains (AMDH). Marrakech, Agadir, Tanger, Casablanca, Meknès, toutes des grands paradis touristiques où « Chaque jour, nous recevons des signalements de pédophilie ».

Selon Benzekri, « Certains parents n’hésitent pas à inciter leurs propres enfants à se prostituer ». La raison ? La pauvreté dans un pays riche mais où les ressources sont monopolisées par les entreprises du roi.

« Malheureusement, pour l’état, le sexe est une manière d’attirer les touristes », se lamente Benzekri pour déplorer la situation dans un pays musulman où le roi est proclamé Commandeur des croyants et où tout type prostitution devrait être banni. Mais le Maroc a besoin d’argent pour maintenir sa colonisation du Sahara Occidental et il n’hésite pas à aller dans les profondeurs de la bassesse pour l’obtenir. Pour Benzekri c’est l’attitude même de l’Etat qui pourrait faire perdurer le problème.

Beaucoup de responsables français ont été filmés par les services de sécurité marocains en train de se livrer à des pratiques illégales et immorales. Ils ont été chantés pour défendre le soutien du Maroc dans le conflit du Sahara Occidental.

L’un des cas les plus célèbres était celui de Jack Lang, président de l’Institut du Monde Arabe et plusieurs fois ministre dans les gouvernements socialistes.