Les méthodes du Makhzen mises à nu par l'affaire Serge Dassault

L’affaire occupe la une de la presse française. Le multimilliardaire Serge Dassault est chanté par un ex-boxeur marocain. Pour s’en débarrasser, Dassault sollicite l’aide de l’ambassade du Maroc en France. L’objectif de l’opération était d’intercepter Fatah Hou à la descente de l’avion lors d’un retour au Maroc.
Cette affaire illustre à merveille le type de relations cousues par le Maroc avec les responsables français dans le but de créer des liens durables susceptibles d’assurer un soutien permanent dans la question du Sahara Occidental. Jusqu’au point d’appliquer son veto contre le respect des droits de l’homme! Peut-être que c’est cela qui fait que les relations entre les deux pays soient « exceptionnelles » : la corruption et les pots-de-vin. Deux élements auxquels s’ajoutent un autre beaucoup plus « efficace » : le chantage.
Tous les responsables ainsi que beaucoup de personnalités françaises se rendent au Maroc et certains y possèdent des villas pour passer leurs vacances « au soleil ». Parmi eux, certains ont été filmés avec des jeunes filles, des jeunes garçons et des enfants dont l’âge ne dépassent pas les 12 ans. Le soutien de ceux-ci a été acquis à vie. Même au détriment des intérêts de la France. Rappelons que Luc Ferry, ex-ministre de l’Éducation nationale avait reconnu qu’un « ancien ministre s’est fait poisser à Marrakech lors d’une partouze avec des petits garçons », en allusion au socialiste Jack Lang. 
Il y a lieu de craindre que l’actuel ministre des affaires étrangères du Panama n’ait été filmé en train de s’adonner à des pratiques homosexuelles au Maroc. Il a désigné un ancien journaliste, lui aussi homosexuel, ambassadeur du Panama à Rabat. Ils se sont rendus au Maroc à plusieurs reprises au frais du Makhzen. Ensuite, le Panama a retiré sa reconnaissance de la RASD.
L’efficacité de ces pratiques a été dévoilé par Francesco Bastagli, Représentant spécial pour le Sahara occidental (MINURSO) de septembre 2005 à février 2007, dans une interview rapportée par le film de Javier Bardem, « Les Enfants des Nuages, dernière colonie en Afrique ». « La politique de l’enveloppe » et les relations personnelles se sont avérées très efficaces avec les français au moment d’attirer leur soutien dans la question du Sahara Occidental » a-t-il dit.