Soutien à la cause sahraouie : Création prochaine de la commission mixte arabe

C’est à partir d’Alger, qui a abrité la conférence panafricaine les 8 et 9 juillet contre le retour du colonialisme en Afrique, qu’a été lancée, hier, la prochaine création d’une commission mixte arabe pour soutenir la cause sahraouie. Cette commission, dira M. Mahrez Lamari, président du Comité national algérien de solidarité avec le peuple sahraoui (CNASPS) «fera connaître davantage le combat que mènent les Sahraouis afin de vivre libres et indépendants».
La CMA, fait-il savoir, «a permis d’affirmer le renouvellement de la position des pays arabes, lesquels œuvrent pour aider les Sahraouis à se libérer du joug colonial». L’orateur dénonce le colonialisme, «hier vaincu» et «bouté hors de nos territoires», mais qui entreprend aujourd’hui, «sous divers aspects» et à l’occasion de «circonstances préfabriquées», un retour «prédateur et menaçant pour nos souverainetés nationales».
Une autre commission de fraternité algéro-yéminite est envisagée, explique le président du CNASPS. L’objectif, précise-t-il, est de «confirmer la légitimité du combat des Sahraouis et de leur existence en tant que peuple qui doit disposer de tous ses droits». De son côté, Ali Hassan El Khouali, de l’Association de fraternité yéménite et également président de la Ligue des étudiants yéménites en Algérie, a, dans son intervention, commencé par féliciter l’Algérie à l’occasion du 50e anniversaire de l’indépendance. Pour lui, l’Algérie est un pays historique qui a toujours été au-devant de la scène pour soutenir les peuples en difficulté, notamment les Sahraouis et les Palestiniens. L’orateur juge «important» le rôle que joue l’Algérie dans la région et sa politique étrangère «éclairée.» Par ailleurs, il se réjouit de la future naissance de la commission mixte arabe. Pour lui, elle permettra à tous les acteurs participants de «coordonner, d’une part, la programmation d’initiatives communes futures de soutien au droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et, d’autre part, d’engager des actions solidaires de dimension citoyenne arabe avec la juste lutte et résistance du peuple sahraoui». Le siège de cette commission sera éventuellement, précise M. El Khouali, basé à l’Université d’Alger.
Rappelons que l’Algérie et la République sahraouie ont signé récemment à Alger un accord-cadre de coopération commune pour l’année 2012 dans le domaine des études et recherches stratégiques. Cet accord intervient entre le Centre de recherches stratégiques et sécuritaires (CRSS), du côté algérien, et le Centre Seguiet El Hamra et Rio d’El Oro des études stratégiques et politiques, du côté sahraoui. L’accord entre les deux centres, valable une année, porte sur une coopération dans cinq domaines, notamment les échanges de recherche, d’expertises et d’analyses. 
Fouad IRNATENE