Ban Ki-moon reçoit le chef de la MINURSO à New York

Ban et Weber, le 16 juillet 2012 à New York
Selon le site onusien News & Média, le Secrétaire Général de l’ONU, Ban Ki-moon, a reçu lundi 16 juillet à New York, son représentant spécial et chef de la MINURSO (Mission des Nations Unies pour le Référendum au Sahara Occidental).
Cette rencontre intervient quelques jours après la visite de présentation et reconnaissance que M. Weber a organisée, le 6 juillet, au Quartier Général de la MINURSO à Tindouf. Le lendemain, il a été accueilli par le président sahraouis accompagnés de nombreuses personnalités du gouvernement et de la société sahraouie. 
Le 11 juillet, à El Aaiun, capitale du Sahara Occidental occupée par le Maroc, où il a été reçu par le Gouverneur marocain d’El Aaiun, Khalil Dkhil.
Selon une dépêche de la MINURSO, le chef de la MINURSO « a reçu un accueil chaleureux » par de nombreuses personnes qui lui « ont transmis leurs avis sur la situation actuelle et ont assuré le RGSG de leur plein soutien ». 
La rencontre entre Ban ki-moon et son représentant personnel, lundi dernier, suscite des craintes parmi les autorités marocaines. Une crainte exprimée à travers la presse officielle marocaine qui a livré des informations selon lesquelles M. Weber « serait arrivé au Maroc avec un objectif clair, réduire la souveraineté du royaume sur le Sahara ».
Sahara Now et E-Marrakech ajoutent qu’il aurait même pris des mesures concrètes comme le retrait des plaques d’immatriculation marocaine portés par les voitures de la MINURSO et il aurait donné l’ordre d’enlever les drapeaux marocains qui entourent le siège de la MINURSO à El Aaiun que les autorités marocaines avaient implanté en signe de proteste contre l’initiative de retirer le drapeau marocain du siège de la MINURSO. Initiative prise par l’ancien RPSG, le général danois Kurt Mosgaard. 
Selon les mêmes sources, il aurait refusé « l’hospîtalité » marocaine en choisissant de résider dans l’hôtel payé par la MINURSO au lieu de la résidence que le gouverneur marocain lui a offert. Par crainte que celle-ci « ne soit truffé d’équipements d’écoutes ».